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Tour de Hautefage-la-Tour dans le Lot-et-Garonne

Patrimoine classé Patrimoine défensif Tour

Tour de Hautefage-la-Tour

  • Le Bourg
  • 47340 Hautefage-la-Tour
Tour de Hautefage-la-Tour
Tour de Hautefage-la-Tour
Tour de Hautefage-la-Tour
Tour de Hautefage-la-Tour
Tour de Hautefage-la-Tour
Crédit photo : MOSSOT - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
47340 Hautefage-la-Tour, Le Bourg

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1487–1538
Construction par les évêques della Rovere
XVIIe siècle
Réaffectation en clocher
1883
Classement monument historique
1888–1910
Restauration majeure
1957–1974
Transformation en château d’eau
2007–2013
Restauration contemporaine
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Tour : classement par arrêté du 28 mai 1883

Personnages clés

Leonardo Grosso della Rovere - Évêque d’Agen (1487–1519) Commanditaire présumé de la tour.
Antonio della Rovere - Évêque d’Agen (1519–1538) Successeur impliqué dans la construction.
Claude Joly - Évêque d’Agen (XVIIe siècle) Décrit la tour comme clocher en 1668.
Georges Tholin - Historien local Auteur d’un article sur la tour (1889).

Origine et histoire de la Tour

La tour de Hautefage-la-Tour, située dans le département de Lot-et-Garonne en Nouvelle-Aquitaine, est un édifice hexagonal atypique construit à la charnière des XVe et XVIe siècles. Contrairement aux tours défensives, elle fut conçue comme résidence pour les évêques d’Agen, notamment Leonardo Grosso della Rovere (1487–1519) et son successeur Antonio della Rovere (1519–1538), dont les armoiries ornent la bâtisse. Son emplacement pittoresque, à la confluence de deux coteaux dominant une vallée, et son absence de dispositifs militaires (meurtrières, pierres d’attente) confirment sa vocation résidentielle et symbolique, peut-être inachevée ou partiellement détruite.

Dès le XVIIe siècle, la tour fut réaffectée en clocher pour l’église Notre-Dame voisine, comme le note l’évêque Claude Joly en 1668, qui la décrit comme « imparfaite » mais abritant deux cloches. Au XIXe siècle, elle était semi-ruinée, avec des divisions intérieures disparues et une partie supérieure effondrée. Georges Tholin, dans la Revue de l’Agenais (1889), en dresse un état désolé avant les restaurations entreprises à partir de 1888. Ces travaux lui donnèrent son aspect actuel : balustrade, contreforts à pinacles, et couverture conique en ardoise ajoutée vers 1910. Classée monument historique en 1883, elle fut même transformée en château d’eau en 1957 (réservoir abandonné en 1974).

La tour se distingue par son plan hexagonal, sa tourelle d’escalier à vis extérieure (122 marches), et ses fenêtres aux styles variés : Renaissance au premier étage (meneaux, frontons), tréflées au deuxième, et larges baies au troisième. Les restaurations récentes (2007–2013) ont permis de démanteler le réservoir, restituer un plancher, et replacer les cloches. Malgré ces interventions, les planchers intérieurs restent à réaménager. L’édifice illustre ainsi les mutations fonctionnelles d’un patrimoine médiéval, entre faste épiscopal, utilité paroissiale, et préservation moderne.

Les sources soulignent son caractère hybride : fantaisie architecturale d’évêques italiens, clocher improvisé, et symbole local. Les traces de projectiles évoquées par Monumentum suggèrent des destructions passées, tandis que la tradition orale insiste sur son inachèvement. Aujourd’hui propriété communale, elle domine toujours le village, témoin des ambitions Renaissance et des adaptations successives d’un monument à l’histoire mouvementée.

Liens externes

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