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Tour de la Madone de Villeneuve-Loubet dans les Alpes-Maritimes

Patrimoine classé
Patrimoine défensif
Tour
Château fort

Tour de la Madone de Villeneuve-Loubet

    2075-2215 Route de Grasse 
    06270 Villeneuve-Loubet
Propriété privée
Tour de la Madone de Villeneuve-Loubet
Tour de la Madone de Villeneuve-Loubet
Tour de la Madone de Villeneuve-Loubet
Tour de la Madone de Villeneuve-Loubet
Crédit photo : Pascal Perry - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1700
1800
1900
2000
1113
Première mention de La Garde
1139-1146
Attribution des églises
1341
Siège par Féraud de Cabris
XIIIe siècle (1ère moitié)
Construction du château
octobre 1391
Destruction partielle du château
1742
Transmission à la famille Panisse-Passis
1877
Restauration et ajout de la statue
14 décembre 1989
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Tour de la Madone (cad. A 78) : inscription par arrêté du 14 décembre 1989

Personnages clés

Féraud de Cabris - Prieur de Roquefort et brigand Assiège Draguignan en 1341 depuis le château.
Reine Marie - Souvereine de Provence Ordonne la destruction du château en 1391.
Henri Thomas - Dernier marquis de La Garde Transmet le domaine en 1742.
Pierre-Henri de Panisse-Passis - Propriétaire et restaurateur Répare la tour et ajoute la statue en 1877.

Origine et histoire

La tour de la Madone est le donjon du château fort de La Garde, édifié au XIIIe siècle sur la commune de Villeneuve-Loubet, dans les Alpes-Maritimes. Ce château, entouré d’un village et d’une église, est mentionné dès 1113 sous le nom de La Garde, un site probablement occupé par les Romains. Deux églises y coexistaient : une chapelle castrale dédiée à la Trinité, rattachée à l’évêque d’Antibes en 1139, et une autre dédiée à saint Martin, cédée à l’abbaye de Lérins en 1146. Le château devient un repaire de brigands au XIVe siècle, notamment sous Féraud de Cabris, prieur de Roquefort, qui pille Draguignan en 1341. Assiégé sans succès par les communautés de Grasse et Saint-Paul, le château est finalement détruit en 1391 sur ordre de la reine Marie, à l’exception de la tour, trop résistante.

Au XVIIIe siècle, le marquisat de La Garde passe à la famille Mark-Tripoli de Panisse-Passis, qui hérite du site en 1742. La tour, réparée en 1877 par Pierre-Henri de Panisse-Passis, est alors surmontée d’une statue de la Vierge, lui valant son nom actuel. Classée monument historique en 1989, elle témoigne de l’architecture défensive médiévale avec son plan pentagonal, similaire au donjon du château de Villeneuve-Loubet (1231–1234). Son emplacement stratégique, au sommet d’une colline sur la route de Grasse, en faisait un point de contrôle clé pour la région.

Le site illustre les troubles du Moyen Âge tardif en Provence, marqué par l’insécurité et les conflits entre seigneurs locaux et communautés. La destruction partielle du château en 1391 reflète les mesures radicales prises pour éradiquer les repaires de brigands. Au XIXe siècle, la tour, préservée comme symbole religieux et historique, incarne la réappropriation patrimoniale d’un vestige médiéval par l’aristocratie locale, avant sa protection officielle un siècle plus tard.

Liens externes