Construction probable Fin XIIe - Début XIIIe siècle (≈ 1325)
Donjon édifié par les Lusignan
XVIe siècle
Fontaine de Mélusine
Fontaine de Mélusine XVIe siècle (≈ 1650)
Statues associées à la légende
12 février 1927
Classement monument historique
Classement monument historique 12 février 1927 (≈ 1927)
Inscrite à l'inventaire supplémentaire
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Mélusine - Figure légendaire
Légende de construction en une nuit
Seigneurs de Lusignan - Propriétaires originels
Commanditaires présumés du château
Origine et histoire
La tour Mélusine est le donjon d’un ancien château fort construit à Vouvant, en Vendée, probablement entre la fin du XIIe et le début du XIIIe siècle. Elle se distingue par sa forme cylindrique et sa hauteur de 36 mètres, atypiques pour l’époque, où les donjons de la région étaient généralement carrés, de style « niortais ». Ce vestige, seul reste du château des seigneurs de Lusignan, était à l’origine entouré d’une courtine et séparé de la ville par un fossé sec. Son architecture comprend cinq niveaux, dont une terrasse offrant une vue imprenable sur la forêt de Mervent-Vouvant et les environs.
La légende locale attribue sa construction en une seule nuit à la fée Mélusine, à partir de « trois dornées de pierres et d’une goulée d’Ève ». Cette figure mythique est également associée à une fontaine du XVIe siècle, autrefois située dans la cour du château, où une statue de Mélusine, tenant un miroir et un peigne, laissait couler l’eau par ses seins. Aujourd’hui, une seule des quatre statues originales subsiste, conservée dans le parc du château privé de la Recepte.
La tour Mélusine a été inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques le 12 février 1927. Son entrée, située au deuxième niveau, était autrefois accessible par une échelle mobile ou un balcon en bois. Les niveaux supérieurs, reliés par un escalier en vis, abritaient des salles voûtées avec cheminées et latrines. Le troisième niveau permettait d’accéder au chemin de ronde, tandis que le sommet offrait une vue stratégique sur la ville fortifiée et ses abords.