Construction de la motte castrale XIe siècle (≈ 1150)
Édification initiale du Tuc de Houns.
XIe–XIIe siècles
Période d'occupation près de Saint-Paul
Période d'occupation près de Saint-Paul XIe–XIIe siècles (≈ 1250)
Proximité avec l’ancien village sur Segosa.
1255
Concession royale à Pierre de Homs
Concession royale à Pierre de Homs 1255 (≈ 1255)
Maison forte construite pour défendre le confluent.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Pierre de Homs (Pedro de Hon) - Homme d’armes du roi d’Angleterre
Commanditaire de la maison forte en 1255.
Henri III d'Angleterre - Roi d’Angleterre
Accorde la concession pour la fortification.
Origine et histoire
Le tuc de Houns est un vestige de motte castrale du XIe siècle, situé sur la commune de Saint-Paul-en-Born, dans les Landes. Ce type de fortification médiévale, préfigurant les châteaux forts, était formé d’une butte artificielle et d’un système défensif (fossé, palissade). En pays de Born, ces ouvrages en argile mesuraient 15 à 30 mètres de diamètre et 4 à 6 mètres de haut, abritant une tour en bois pour le seigneur et une basse-cour pour les paysans en cas de danger.
Le Tuc de Houns se distingue par ses deux mottes : l’une supportait la tour seigneuriale, l’autre, plus grande et moins haute, servait de basse-cour. Son nom provient du gascon tuc (butte) et de Houns, lié à Pierre de Homs (Pedro de Hon), homme d’armes du roi d’Angleterre. En 1255, ce dernier y édifia une maison forte par concession d’Henri III, pour défendre le confluent des ruisseaux de Canteloup et d’Escource, près de l’étang d’Aureilhan.
Ces mottes castrales, symboles du pouvoir féodal, émergèrent au début du 2e millénaire avec l’essor du système seigneurial. Elles représentaient le contrôle aristocratique sur les terres et les hommes, souvent à l’origine des futurs villages. En pays de Born, sept vestiges similaires ont été identifiés, dont celui du Tuc de Houns, témoin de l’organisation sociale et militaire médiévale.
Le site était initialement proche de l’ancien village de Saint-Paul, lui-même établi sur l’antique Segosa. Les matériaux locaux (argile, pierre) et une main-d’œuvre nombreuse mais non qualifiée caractérisaient ces constructions, contrairement aux forteresses en pierre ultérieures. Le Tuc de Houns illustre ainsi une transition architecturale et politique entre l’An Mil et le XIIIe siècle.