Fondation de la tuilerie 1812 (≈ 1812)
Création par Michel-Martin Guillaumet sous le nom *Sans-Pareil*.
vers 1854
Agrandissement du site
Agrandissement du site vers 1854 (≈ 1854)
Extension des installations avant 1900.
avant 1900
Cessation d’activité
Cessation d’activité avant 1900 (≈ 1900)
Fermeture définitive de la tuilerie.
9 juin 1995
Classement monument historique
Classement monument historique 9 juin 1995 (≈ 1995)
Inscription de la pièce de séchage et du four.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Pièce de séchage et four subsistant attenant (cad. D 42, 41) : inscription par arrêté du 9 juin 1995
Personnages clés
Michel-Martin Guillaumet - Fondateur de la tuilerie
Créa la tuilerie *Sans-Pareil* en 1812.
Origine et histoire
La tuilerie de la Maison Neuve, située à 1,5 km au sud-ouest de Sévigny dans l’Orne, fut établie en 1812 par Michel-Martin Guillaumet sous le nom de tuilerie Sans-Pareil. Le site comprenait initialement un four à flamme directe et une pièce de séchage, tous deux construits en moellons de calcaire. Ces éléments, rares en Basse-Normandie, témoignent des techniques industrielles de l’époque. La pièce de séchage, équipée de volets en bois pour réguler l’aération, et le four à deux foyers illustrent une conception fonctionnelle adaptée à la production de tuiles plates.
Vers 1854, la tuilerie connut un agrandissement, mais son activité cessa avant 1900, laissant le four à l’état de ruines. Le site fut partiellement préservé : la pièce de séchage et le four subsistant furent inscrits aux monuments historiques par arrêté du 9 juin 1995. Aujourd’hui, ces vestiges offrent un témoignage matériel des tuileries rurales du XIXe siècle, marquées par l’essor industriel et l’artisanat local. Leur architecture utilitaire, couverte de tuiles plates, reflète les ressources et savoir-faire régionaux.
La tuilerie s’inscrit dans un contexte économique où les tuileries jouaient un rôle clé pour les constructions locales, fournissant des matériaux bon marché et durables. En Normandie, ces établissements artisanaux ou semi-industriels répondait aux besoins croissants en logements et infrastructures, liés à l’urbanisation et à l’agriculture. Leur déclin à la fin du XIXe siècle coïncide avec la mécanisation et la concentration des productions dans de plus grands sites.
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