Fondation des bureaux du Génie 1667-1675 (≈ 1671)
Création initiale sous l’Ancien Régime.
1851
Transformation en hospice civil
Transformation en hospice civil 1851 (≈ 1851)
Passage dans le domaine public.
1855
Installation du Génie et Ponts et Chaussées
Installation du Génie et Ponts et Chaussées 1855 (≈ 1855)
Aménagements des terrasses et bassins.
8 mai 1902
Destruction par l'éruption
Destruction par l'éruption 8 mai 1902 (≈ 1902)
Montagne Pelée ravage Saint-Pierre.
1988-1989
Fouilles archéologiques et chantier-école
Fouilles archéologiques et chantier-école 1988-1989 (≈ 1989)
Redécouverte des vestiges.
12 décembre 1996
Classement monument historique
Classement monument historique 12 décembre 1996 (≈ 1996)
Protection des ruines (cadastre C 449).
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les ruines (cad. C 449) : classement par arrêté du 12 décembre 1996
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage nommé dans les sources
Les textes ne citent aucun acteur spécifique.
Origine et histoire
Le bureau du Génie et des Ponts et Chaussées, situé rue Levassor à Saint-Pierre en Martinique, est un édifice historique construit sur trois terrasses superposées, reliées par un escalier central et agrémentées de bassins. Fondé entre 1667 et 1675, il fut d’abord une habitation-sucrerie (Hardy-Desruisseaux) avant de devenir un hospice civil en 1851, puis un bureau administratif en 1855. L’architecture, marquée par des cascades et une gestion savante de l’eau, reflétait l’ingéniosité des constructions coloniales.
En 1862, le site fut exclusivement dédié au service du Génie. Les bâtiments, de plan rectangulaire avec un étage et un toit à longs pans, furent détruits lors de l’éruption de la montagne Pelée en 1902. Après la catastrophe, le lieu servit à l’élevage de coqs de combat et à la production de cassave. Des fouilles archéologiques, lancées en 1988, révélèrent des vestiges significatifs, conduisant à la création d’un chantier-école en 1989.
Le site, classé monument historique en 1996, se distingue par ses terrasses, son mur de soutènement et ses ruines, seuls éléments épargnés par l’éruption. Un plan de 1868, issu de l’Atlas des Bâtiments Militaires, documente son architecture avant la destruction. Aujourd’hui, il témoigne de l’histoire coloniale martiniquaise et des techniques de construction adaptées au relief volcanique.
L’eau, omniprésente dans la conception (fontaines, bassins, cascades), illustre l’adaptation aux contraintes climatiques et topographiques de Saint-Pierre. Les terrasses supérieures abritaient le bâtiment principal, tandis que les niveaux inférieurs accueillaient des écuries et un local de garde. L’éruption de 1902 marqua la fin de son usage administratif, mais les fouilles permirent de reconstituer son organisation spatiale et son rôle dans la gestion urbaine coloniale.
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