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Manoir des Groisilliers à Rumesnil dans le Calvados

Calvados

Manoir des Groisilliers

    850 Chemin des Groseillers
    14340 Rumesnil

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1700
1800
1900
2000
1077
Fondation du prieuré
1791
Vente comme bien national
1810
Destruction de l’église
2004
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les façades et les toitures du logis et des communs ; le sol de la parcelle de l'ancienne église ; la pièce d'eau (cad. C 17, 20, lieudit Cour de l'Ancien presbytère, 18, lieudit Les Groisilliers) : inscription par arrêté du 25 juin 2004

Personnages clés

Aubrée - Donatrice Fille de Beaudry, cède la terre en 1077.
Dom Gaudin - Dernier prieur Dirigeait le prieuré avant la Révolution.

Origine et histoire

Le manoir des Groisilliers, situé à Rumesnil dans le Calvados, est un ancien prieuré-cure datant principalement des XVIIe–XVIIIe siècles. À l’origine, ce site abritait un prieuré fondé au XIe siècle par Aubrée, fille de Beaudry le Teutonique, qui avait cédé la terre des Groselers aux moines de l’abbaye du Bec. Ce prieuré, rattaché à l’ordre des chanoines réguliers de Prémontré, fut supprimé lors de la Révolution française, marquant la fin de sa vocation religieuse.

En 1791, le manoir — alors presbytère — ainsi que ses terres et bâtiments annexes, furent vendus comme biens nationaux. L’église attitrée, située devant le logis, fut détruite en 1810, ne laissant subsister que les structures résidentielles et agricoles. L’édifice actuel, représentatif des manoirs en pan de bois du pays d’Auge, témoigne de cette transition entre usage religieux et propriété privée, avec des dépendances caractéristiques du XVIIIe siècle.

Classé partiellement aux monuments historiques en 2004, le manoir protège aujourd’hui ses façades, toitures, le sol de l’ancienne église et une pièce d’eau. Ces éléments rappellent son double héritage : celui d’un prieuré médiéval et d’une exploitation agricole post-révolutionnaire. Les sources mentionnent également son statut de dernier prieuré prémontré rescapé de la Révolution en pays d’Auge, soulignant son importance patrimoniale régionale.

Liens externes