Apogée des vendangeoirs XIIIe-XIVe siècles (≈ 1450)
Construction liée à l'essor viticole médiéval.
Juin 2024
Classement Monument historique
Classement Monument historique Juin 2024 (≈ 2024)
Inscription par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les parties suivantes des vendangeoirs dits Martigny et de l’abbé Vitu, situés rue de l’Église : les deux vendangeoirs, façades et toitures, tous les niveaux de caves sous les deux unités d’habitation, rez-de-chaussée des deux unités d’habitation, couloir dallé de briques sur chant, salles à manger et salon avec leur décor du XIXe siècle, dépendance sur rue, façades et toitures, jardin avec la grotte, cour, murs de clôture, portail entre cour et jardin, figurant au cadastre section C parcelles 80 et 680, tels que délimités sur le plan annexé à l’arrêté : inscription par arrêté du 11 juin 2024
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité
Les sources ne mentionnent pas de figure historique liée.
Origine et histoire
Le vendangeoir dit La Grand maison est un édifice emblématique de la région de Laon, dans l’Aisne (Hauts-de-France). Ces constructions, caractéristiques des XIIIe et XIVe siècles, illustraient l’essor de la viticulture médiévale sur les pentes du Laonnois, alors sous influence épiscopale. Leur architecture utilitaire, en pierre calcaire locale, reflétait une organisation sociale centrée sur les vendanges, avec des espaces dédiés au stockage, à la transformation du raisin et à l’hébergement saisonnier des vignerons.
Les vendangeoirs déclinent à partir du bas Moyen Âge, victimes des crises climatiques, des guerres et des épidémies qui fragilisent la production viticole. Pourtant, ces bâtiments survivent comme marqueurs du patrimoine rural. La Grand maison, inscrit aux Monuments historiques en juin 2024, conserve des éléments originaux : rez-de-chaussée semi-enterré, caves voûtées pour le vieillissement du vin, et dépendances (écurie, bûcher). Son architecture allie fonctionnalité — petites fenêtres pour la ventilation, toits en tuiles — et rares décors sculptés évoquant l’importance économique de la vigne.
Aujourd’hui, ce vendangeoir incarne la mémoire viticole du Laonnois. Bien que sa fonction première ait disparu, sa préservation permet d’étudier les techniques médiévales et d’attirer un public intéressé par le patrimoine rural. Le site, partiellement ouvert, inclut des éléments protégés comme les façades, les toitures, les caves, et un jardin avec puits et abreuvoir. Son inscription en 2024 s’inscrit dans une dynamique de valorisation des vendangeoirs locaux, aux côtés d’autres exemples classés comme ceux d’Orgeval ou de Vorges.
L’édifice s’insère dans un réseau de monuments similaires, souvent reconvertis en résidences ou lieux culturels. À Presles-et-Thierny, il côtoie deux autres vendangeoirs classés (Martigny et de l’abbé Vitu), soulignant la densité historique de ce terroir. Les sources écrites, comme les travaux de Maxime de Sars (1934), documentent leur rôle dans l’économie seigneuriale et paysanne, où la vigne occupait une place centrale avant son déclin progressif.