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Vestiges archéologiques et bâtiments de l’ancienne maladrerie à Vézelay dans l'Yonne

Vestiges archéologiques et bâtiments de l’ancienne maladrerie

    1 La Maladrerie
    89450 Vézelay
Propriété de la commune

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIIe siècle
Fondation de la maladrerie
1696
Intégration à l’hôpital de Vézelay
1829
Rénovations majeures
XIXe siècle
Constructions agricoles
2003
Acquisition par la commune
29 mai 2020
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

En totalité, les vestiges archéologiques et bâtiments de l’ancienne maladrerie, y compris les murs de clôture situés sur les parcelles n°477 à 481, figurant au cadastre section E1 et le sol des parcelles n°478 à 481, figurant au cadastre section E1, qui matérialise l’emprise foncière de la maladrerie encore visible sur le cadastre napoléonien : inscription par arrêté du 29 mai 2020

Personnages clés

Louis XIV - Roi de France Ordonna la fusion avec l’hôpital en 1696.

Origine et histoire

La maladrerie Saint-Barthélemy, fondée au XIIIe siècle par l’abbaye Sainte-Marie-Madeleine de Vézelay, était une léproserie destinée à isoler et soigner les malades contagieux, notamment les pèlerins empruntant les routes vers Saint-Jacques-de-Compostelle. Située au sud-ouest de la ville fortifiée, elle répondait à un besoin croissant d’infrastructures hospitalières pour les voyageurs et les populations locales, dans un contexte où les maladies incurables comme la lèpre nécessitaient des espaces dédiés et sécurisés.

Au fil des siècles, la maladrerie fut intégrée à l’hôpital de Vézelay en 1696, sur décision de Louis XIV, fusionnant également avec la Maison-Dieu de Saint-Père-sous-Vézelay. Après la Révolution française, le site fut transformé en ferme, avec des travaux majeurs en 1829 et des constructions agricoles ajoutées au XIXe siècle (grange, citerne, bouverie). Les vestiges actuels, incluant la chapelle remaniée et une cave voûtée aux colonnes gothiques, témoignent de son passé médiéval.

Abandonnée au XXe siècle, la maladrerie devint propriété communale en 2003. Ses terres, louées pour un usage pastoral, et ses bâtiments, inscrits aux monuments historiques depuis 2020, conservent des éléments architecturaux notables : murs de clôture d’origine, colonnes élancées similaires à celles du quartier abbatial de Vézelay, et voûtes d’arêtes dans la cave. Le site illustre l’évolution des fonctions hospitalières, agricoles et patrimoniales sur près de huit siècles.

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