Découverte des thermes 21 juillet 1882 (≈ 1882)
Fouilles par L. Doucet.
1986-1987
Fouilles complémentaires
Fouilles complémentaires 1986-1987 (≈ 1987)
400 monnaies et artefacts exhumés.
29 décembre 1988
Classement monument historique
Classement monument historique 29 décembre 1988 (≈ 1988)
Protection des vestiges.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Vestiges archéologiques gallo-romains (cad. AK 188) : inscription par arrêté du 29 décembre 1988
Personnages clés
L. Doucet - Architecte et fouilleur
Découvreur des thermes en 1882.
Florence Delacampagne - Archéologue
Fouilles et étude (1986-1997).
Alphonse Simil - Dessinateur
Plan des vestiges (1882).
Origine et histoire
Les thermes gallo-romains de la rue Laitière, à Bayeux (Calvados), furent découverts en 1882 lors de travaux pour un bâtiment postal. Fouillés par l’architecte L. Doucet, ils révélèrent une piscine et un hypocauste, partiellement conservés dans une cave. Les vestiges, en briques, incluent un bassin de 3,50 x 3,80 m et un mur de 4 m de haut. Datés du IIe siècle, ils furent abandonnés après un incendie au IVe siècle, puis remblayés au XIe siècle. Leur taille suggère des thermes privés, bien que cette hypothèse reste incertaine selon l’archéologue Florence Delacampagne.
La cité d’Augustodurum (Bayeux antique) était ceinte d’une muraille au IIIe siècle, protégeant un quartier thermal actif. Les fouilles de 1986-1987, menées par Delacampagne, exhumèrent 400 monnaies romaines, des objets en métal, et de la céramique Black Burnished. Ces artefacts éclairent la vie quotidienne et l’économie locale entre le IIe et le IVe siècle. Un four avec praefurnium (foyer) fut également identifié, confirmant la fonction thermale du site.
Classés monument historique en 1988, les vestiges sont aujourd’hui intégrés aux services municipaux de la rue Laitière, dans le secteur sauvegardé de Bayeux. Leur étude, documentée par Doucet (1882) et Delacampagne (1997), a permis de reconstituer partiellement la topographie antique de la ville. Les thermes publics, distincts de ce site, restent à localiser précisément. Leur préservation in situ offre un rare témoignage de l’architecture thermale gallo-romaine en Normandie.
La redécouverte des thermes en 1882 marqua un tournant pour l’archéologie bayeusaine, avec une fouille méthodique dès le début du chantier. Les éléments remblayés, à l’exception du bassin et de l’hypocauste, limitent aujourd’hui l’étude directe. Les publications ultérieures (Schütz, 2015) ont approfondi leur contexte urbain, liant le site à l’évolution d’Augustodurum, devenue Bayeux au Moyen Âge. La licence Creative Commons des photos actuelles facilite leur diffusion patrimoniale.
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