Vestiges du castrum et de la chapelle Saint-Barthélemy à Montauroux dans le Var

Vestiges du castrum et de la chapelle Saint-Barthélemy

  • 83440 Montauroux
Vestiges du castrum et de la chapelle Saint-Barthélemy
Vestiges du castrum et de la chapelle Saint-Barthélemy
Vestiges du castrum et de la chapelle Saint-Barthélemy
Vestiges du castrum et de la chapelle Saint-Barthélemy
Vestiges du castrum et de la chapelle Saint-Barthélemy
Crédit photo : Cette photo a été prise par André ALLIOT. - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIe siècle
Mention de Montauroux
XIVe siècle
Fortification du castrum
1592
Destruction du castrum
1634-1639
Restauration de la chapelle
1743 ou 1753
Peintures des Mystères du rosaire
1815
Modification de l'accès
Milieu du XVIIIe siècle
Décors intérieurs ajoutés
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L’ensemble formé par les vestiges du castrum et la chapelle Saint-Barthélemy, en totalité, tel que délimité sur le plan annexé à l’arrêté, comprenant : la chapelle Saint-Barthélemy avec son esplanade au Sud, les vestiges du castrum sis sur la parcelle K 338 avec son chemin d’accès à l’Est et son mur de soutènement situés sur le domaine public, le cimetière avec ses murs de soutènement, l’aire à battre au Sud de la chapelle. Cet ensemble est situé rue de la Fontaine sur le domaine public ainsi que sur les parcelles n° 338, 339 et 340, figurant au cadastre section K : inscription par arrêté du 10 juillet 2023

Personnages clés

Duc d'Épernon Responsable de la prise de la place et de la destruction du castrum en 1592.
Vincens Gastaud Maître maçon ayant restauré et agrandi la chapelle Saint-Barthélemy entre 1634 et 1639.
Jean-Paul de Lombard Marquis de Gourdon, possible auteur des décors intérieurs de la chapelle.

Origine et histoire

Montauroux est mentionné au XIe siècle, époque à laquelle se développe vraisemblablement un premier castrum au sommet du village. Un mouvement de fortification au XIVe siècle complète ce dispositif défensif, mais les sources ne permettent pas d'en préciser la forme ni l'emprise. Elles attestent en revanche de l'existence d'une chapelle castrale dédiée à Saint-Barthélemy. Durant les guerres de religion de la fin du XVIe siècle, la place de Montauroux est tenue par la Ligue, soutenue par la maison de Savoie. En 1592, le duc d'Épernon, venu défendre les intérêts du roi de France, prend la place après avoir affronté entre cinq et dix-huit compagnies de gens de pied selon les témoins. Il réprime les soldats qui la tenaient et fait démolir le castrum, événement à l'origine de la configuration actuelle du site. Malgré la destruction, la chapelle Saint-Barthélemy demeure en ruines et le cimetière conserve son usage jusqu'en 1909. Au début des années 1630, la confrérie des pénitents blancs, à l'étroit dans l'église paroissiale, choisit la chapelle pour s'y installer. La chapelle est restaurée et agrandie entre 1634 et 1639 par le maître maçon Vincens Gastaud; les parements intérieurs sont simplement blanchis à la chaux. Il est probable que les confrères réutilisent l'ancien retable et l'adaptent au retable en gypseries réalisé dans les années 1640-1650. Au milieu du XVIIIe siècle, l'accès est déplacé en façade nord pour résoudre le problème d'entrée par le cimetière. Les décors intérieurs sont créés en au moins deux temps : d'abord des peintures de chevalet — un cycle sur les Mystères du rosaire ou la Vie de la Vierge, daté de 1743 ou plus vraisemblablement de 1753 — puis des lambris peints sur les parements latéraux et la voûte, exécutés dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, au début du règne de Louis XVI. Les armes de Jean-Paul de Lombard, marquis de Gourdon, y figurent ; il pourrait en être l'auteur. Comme toutes les confréries, les pénitents disparaissent à la Révolution, mais l'usage que font les institutions révolutionnaires du lieu empêche sans doute sa vente comme bien national. La confrérie se reconstitue après la Révolution ; en 1815 elle modifie de nouveau l'accès, désormais en façade sud, travaux qui exigent d'importants terrassements. Le désenrochement au sud permet de créer une vaste plateforme ensuite aménagée en aire à battre en 1825-1826. La confrérie disparaît définitivement en 1854-55.

Liens externes