Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Vestiges du château de Carry à Grazac en Haute-Loire

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château fort

Vestiges du château de Carry

  • Vertamise
  • 43200 Grazac
Château de Carry
Vestiges du château de Carry
Vestiges du château de Carry
Vestiges du château de Carry
Vestiges du château de Carry
Vestiges du château de Carry
Crédit photo : Jérôme Marcon - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
43200 Grazac, Vertamise

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1700
1800
1900
2000
1136
Première mention écrite
XIIIe siècle
Aménagements défensifs
1782
Perte de la fonction résidentielle
1827
Location à un fermier
28 août 1985
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Château de Carry (vestiges) (cad. D 2) : inscription par arrêté du 28 août 1985

Personnages clés

Hitier de Vertamise - Premier propriétaire connu Mentionné en 1136 comme seigneur.
Seigneur de Saussac - Propriétaire au XIIIe siècle Siège sur le suc éponyme.

Origine et histoire du Château de Carry

Le château de Carry, également connu sous le nom de château de Vertamise, est un édifice médiéval aujourd’hui en ruine. Situé sur la commune de Grazac en Haute-Loire (Auvergne-Rhône-Alpes), il domine la vallée du Lignon. Inscrit aux monuments historiques depuis 1985, il se trouve sur une propriété privée de 13 000 m2, strictement interdite au public. Ses vestiges incluent un logis du XIVe siècle et une tour pentagonale datant de la fin du XIIe ou du début du XIIIe siècle, composée de quatre niveaux, dont un aujourd’hui arasé.

Le château est mentionné pour la première fois en 1136, lorsque Hitier de Vertamise en est le propriétaire. Au début du XIIIe siècle, il appartient au seigneur de Saussac, dont la seigneurie se situe sur le suc éponyme, au-dessus de l’actuel village de La Chazelie. Au fil des siècles, le château subit des aménagements défensifs, notamment au XIIIe siècle, pour s’adapter aux progrès de l’architecture militaire, avec des éléments en surplomb comme des bretèches ou des tours de flanquement. Ces modifications visent à renforcer sa protection, particulièrement sur son côté sud-ouest, seul accès vulnérable par voie terrestre.

À partir de 1782, le château perd sa fonction résidentielle. En 1827, il est loué à un fermier qui l’utilise comme étable, accélérant sa dégradation. Aujourd’hui, il ne subsiste que deux parties distinctes : un châtelet fortifié de plan massé et la tour pentagonale. Le système défensif, incluant meurtrières, archères-canonnières et échauguettes, témoigne de son rôle stratégique passé. Le rez-de-chaussée de la tour conserve partiellement une voûte en berceau brisé, tandis que des fenêtres en plein cintre, à l’est, confirment sa datation entre les XIIe et XIIIe siècles.

Le corps principal du château, de plan carré, était entouré d’une enceinte avec un chemin de ronde et abritait deux corps de logis adossés aux courtines nord et sud. Une tour rectangulaire en avancée, percée d’une archère-canonnière et de meurtrières jumelées, ainsi qu’une tourelle en surplomb, complétaient le dispositif défensif. Ces éléments illustrent l’évolution architecturale du site, marqué par des adaptations successives pour répondre aux besoins militaires et résidentiels de ses occupants.

Liens externes

Autres patrimoines et monuments aux alentours