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Vestiges du château de Soupir dans l'Aisne

Vestiges du château de Soupir

    22 Rue Paul Bezançon
    02160 Soupir
Propriété d'une société privée ; propriété privée
Crédit photo : Havang(nl) - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
XVIe siècle
Construction du manoir initial
1873
Rachat par Pauline Plé
1908
Construction du portail monumental
novembre 1914
Destruction par bombardements
1926
Démantèlement final
2007
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les vestiges du château en totalité, à savoir : le portail - arc triomphal, les grilles d'entrée et les douves (cad. B 1130, 1133 à 1135) : inscription par arrêté du 14 septembre 2007

Personnages clés

Pauline Plé - Propriétaire et mécène (1873–1902) Transforma le château style Renaissance.
Marie Georget (Mary Boursin) - Propriétaire (1902–1914) Commanda le portail de 1908.
Édouard Redont - Paysagiste Conçut le parc et le canal.

Origine et histoire

Le château de Soupir, à l’origine un manoir du XVIe siècle, fut entièrement rebâti à la fin du XIXe siècle dans un style Renaissance par Pauline Plé, qui en fit l’acquisition en 1873. Elle conserva les deux tours médiévales en pierre issues de l’ancienne forteresse, tout en modernisant l’ensemble. Le domaine comprenait alors un parc dessiné par le paysagiste Édouard Redont, avec un grand canal et une île artificielle ornée d’une tour en brique.

En 1902, à la mort de Pauline Plé, le château fut racheté par Marie Georget, dite Mary Boursin, qui y ajouta un portail monumental en 1908, seul vestige actuel. Ce portail, décoré de figures liées à la chasse, marquait l’entrée d’un domaine alors florissant. Le tracé du canal et les douves, partiellement visibles aujourd’hui, témoignent encore de l’ambition paysagère du lieu.

Dès 1914, le château devint un enjeu stratégique pendant la Première Guerre mondiale, situé sur la ligne de front. Transformé en hôpital militaire, il fut incendié en novembre 1914, puis détruit par les bombardements. En 1915, des œuvres furent sauvées des ruines par le conservateur du musée de Nevers, mais le domaine, rasé, fut vendu en 1926 à une société agricole. Celle-ci démantela les dernières structures pour convertir les 454 hectares en terres cultivables.

Le portail, les grilles d’entrée et les douves furent finalement classés monuments historiques en 2007. Aujourd’hui, ces vestiges, propriété privée, rappellent l’histoire tourmentée du site, entre renaissance architecturale et destruction guerrière. La tour en brique sur l’île et le pont en rocaille de béton, bien que dégradés, complètent ce patrimoine fragmentaire.

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