Vestiges du château de Soupir dans l'Aisne

Vestiges du château de Soupir

  • 02160 Soupir
Crédit photo : Havang(nl) - Sous licence Creative Commons
Propriété d'une société privée ; propriété privée

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
900
1000
1600
1700
1800
1900
2000
IXe siècle
Château fort en bois
XVIe siècle
Transformation en manoir
1873
Rachat par Pauline Plé
1902
Décès de Pauline Plé
1906
Acquisition par Mary Boursin
1908
Construction arc de triomphe
1914
Incendie du château
1926
Démantèlement du château
2007
Inscription monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les vestiges du château en totalité, à savoir : le portail - arc triomphal, les grilles d'entrée et les douves (cad. B 1130, 1133 à 1135) : inscription par arrêté du 14 septembre 2007

Personnages clés

Pauline Plé Propriétaire du château à partir de 1873, responsable des remaniements Renaissance.
Marie Georget, dite Mary Boursin Propriétaire à partir de 1906, commanditaire de l'arc de triomphe.
Édouard Redon Paysagiste ayant dessiné le parc du château.

Origine et histoire

Situé à Soupir dans l’Aisne, le site du château occupe l’emplacement d’un ancien château fort en bois mentionné au IXe siècle. Devenu manoir au XVIe siècle, il a été rebâti au XIXe siècle et remanié dans un style Renaissance par Pauline Plé, propriétaire à partir de 1873, qui conserva deux tours en pierre issues de la forteresse médiévale. Après le décès de Mme Plé en 1902, la propriété fut acquise en 1906 par Marie Georget, dite Mary Boursin, qui fit construire peu après l’arc de triomphe aujourd’hui daté de 1908 et orné de figures liées à la chasse. Le domaine comprenait alors château, parc, jardin, grilles et portail ; il ne subsiste aujourd’hui que le portail monumental. Le parc, dessiné par le paysagiste Édouard Redon, conserve le tracé du grand canal dont la tête est formée d’une île vraisemblablement aménagée à la fin du XIXe ou au début du XXe siècle ; une tour en brique s’y élève et l’accès se fait par un pont en rocaille de béton. Transformé en hôpital militaire au début de la Première Guerre mondiale, le château fut incendié en novembre 1914 puis atteint par des tirs d’artillerie ; la grille d’entrée a été endommagée pendant le conflit (1914–1918). Dès début 1915, le conservateur du musée de Nevers, assisté de soldats, fut chargé de sauver le maximum d’œuvres dans les ruines. Après la guerre, le village et le château furent en grande partie anéantis ; les propriétaires vendirent les ruines et 454 hectares de terres, rachetés par une société agricole qui transforma le site en champs, détruisant les vestiges restants. Le château fut ensuite démantelé en 1926. Le site des vestiges du château de Soupir a été inscrit au titre des monuments historiques en 2007.

Liens externes