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Vestiges romains de Caparon à Fontvieille dans les Bouches-du-Rhône

Patrimoine classé
Vestiges Gallo-romain
Moulin à eau
Bouches-du-Rhône

Vestiges romains de Caparon à Fontvieille

    Quartier des Taillades
    13990 Fontvieille
Vestiges romains de Caparon à Fontvieille
Vestiges romains de Caparon à Fontvieille
Vestiges romains de Caparon à Fontvieille
Vestiges romains de Caparon à Fontvieille
Vestiges romains de Caparon à Fontvieille
Vestiges romains de Caparon à Fontvieille
Vestiges romains de Caparon à Fontvieille
Vestiges romains de Caparon à Fontvieille
Vestiges romains de Caparon à Fontvieille
Vestiges romains de Caparon à Fontvieille
Vestiges romains de Caparon à Fontvieille
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Vestiges romains de Caparon à Fontvieille
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Vestiges romains de Caparon à Fontvieille
Vestiges romains de Caparon à Fontvieille
Vestiges romains de Caparon à Fontvieille
Vestiges romains de Caparon à Fontvieille
Vestiges romains de Caparon à Fontvieille
Vestiges romains de Caparon à Fontvieille
Crédit photo : maarjaara - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
100
200
300
400
1800
1900
2000
milieu du Ier siècle
Construction de l'aqueduc sud
IIe siècle
Dérivation vers Barbegal
début du IIIe siècle
Fin de l’activité des moulins
12 juillet 1886
Premier classement partiel
5 février 1937
Inscription complémentaire
20 octobre 1937
Classement des vestiges de Caparon
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Vestiges romains de Caparon, au Sud des aqueducs romains de Barbegal (cad. C 1187) : classement par arrêté du 20 octobre 1937

Personnages clés

Q. Candidius Benignus - Ingénieur gallo-romain (hypothèse) Proposé comme concepteur des moulins.
Fernand Benoit - Archéologue et historien A étudié Barbegal et émis des hypothèses.
Philippe Leveau - Archéologue contemporain Dirigea les fouilles et restitution (2017-2020).

Origine et histoire

Les vestiges romains de Caparon à Fontvieille s’inscrivent dans un système d’adduction d’eau construit au milieu du Ier siècle pour alimenter Arles. Cet aqueduc sud, long d’une dizaine de kilomètres, captait les sources des Alpilles au-dessus de Maussane et du Paradou, traversant le vallon des Arcs au sud de Fontvieille. Il rejoignait un second aqueduc, celui de Saint-Rémy, dans un bassin de convergence à Fontvieille avant de poursuivre vers Arles sur 12 km, incluant des ouvrages souterrains et des ponts-aqueducs.

Au IIe siècle, l’aqueduc sud fut dévié vers le complexe de meunerie de Barbegal, où l’eau actionnait 16 roues à augets pour moudre le grain. Ce site, long de 61 m, est considéré comme la plus grande concentration de puissance mécanique du monde antique, avec une production estimée à 4,5 tonnes de farine par jour, suffisante pour nourrir les 12 500 habitants d’Arles. Les fouilles des années 1990 ont confirmé son usage civil, infirmant l’hypothèse d’une exploitation militaire ou étatique.

Le complexe, partiellement classé monument historique en 1886 et 1937, comprend deux ponts-aqueducs parallèles franchissant le vallon des Arcs. L’un servait à l’aqueduc d’Arles, l’autre à la dérivation vers Barbegal. Le canal se divisait en deux bras alimentant chacun 8 moulins, séparés par un escalier central. La puissance totale, estimée à 50 kW, était répartie entre les 16 roues, chacune développant environ 3 kW. Des vestiges significatifs, dont une roue restituée en 2020, sont visibles sur site ou au château de Montauban.

L’ingénieur Q. Candidius Benignus, membre du corps des charpentiers d’Arles, a été proposé comme concepteur possible du complexe, bien que cette attribution repose sur une inscription funéraire suggestive et des hypothèses de Fernand Benoit. Les fouilles récentes (2017-2020) ont permis de reconstituer une roue, illustrant les techniques hydrauliques romaines. Aujourd’hui, le site reste un témoignage exceptionnel de l’industrialisation antique, combinant innovation technique et intégration paysagère.

La meunerie de Barbegal, active du début du IIe au début du IIIe siècle, était probablement liée à une villa romaine voisine de la Mérindole. Une étude de 2018, analysant les dépôts calcaires sur les roues, suggère que la farine servait à produire du pain pour les équipages de bateaux, soulignant le rôle économique régional du site. Classé partiellement en 1937, le site conserve des vestiges imposants, accessibles au public.

Liens externes