Frise chronologique
20 mai 1354
Autorisation de construction
Autorisation de construction
20 mai 1354 (≈ 1354)
Édouard III permet à Pierre Amanieu de Moissac de bâtir la maison forte.
1500
Fondation du chapitre
Fondation du chapitre
1500 (≈ 1500)
Michel de Chassaigne crée le chapitre de Génissac.
1978-1988
Protections au titre des Monuments Historiques
Protections au titre des Monuments Historiques
1978-1988 (≈ 1983)
Plusieurs éléments du château sont inscrits.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures de la tour ronde et de la tour carrée ; salle voûtée du donjon (cad. AN 140) : inscription par arrêté du 9 juillet 1978 ; Chapelle : travée de choeur subsistant, avec sa voûte d'ogives. Vestiges du mur Sud de la nef et terrain correspondant à l'emplacement des deux travées de la nef (à l'exclusion des bâtiments postérieurs accolés au chevet de l'édifice) (cad. AN 144) : inscription par arrêté du 22 décembre 1987 ; Intérieur de la tour Sud-Ouest et extension de la protection aux étages intérieurs du donjon (le rez-de-chaussée étant déjà protégé). Façades et toitures de la tour Nord-Est. Courtine Ouest (reliant la tour ronde Sud-Ouest au donjon) et son châtelet d'entrée (façades et toitures). Façades et toitures côté cour du logis en équerre du 16s, y compris son ancienne tour d'escalier polygonale (cad. AN 140) : inscription par arrêté du 16 mars 1988
Personnages clés
| Édouard III d'Angleterre - Roi d'Angleterre |
Autorisa la construction en 1354. |
| Pierre Amanieu de Moissac - Seigneur et constructeur |
Bâtit la maison forte initial. |
| Michel de Chassaigne - Seigneur de Génissac |
Fonda le chapitre en 1500. |
Origine et histoire
Le Vieux château de Génissac trouve ses origines au XIVe siècle, lorsque Édouard III d'Angleterre autorisa, le 20 mai 1354, Pierre Amanieu de Moissac à ériger une maison forte sur ce site. Ce premier édifice, conçu pour abriter une garnison, marqua le début d’une forteresse quadrilatère, flanquée de trois tours d’angle et d’un donjon carré. Les éléments défensifs, comme les courtines avec chemin de ronde et la salle voûtée du donjon (datant du 3e quart du XIVe siècle), témoignent de son rôle stratégique pendant la guerre de Cent Ans.
À la fin du XVe siècle, la seigneurie passa entre les mains de Michel de Chassaigne, qui fonda en 1500 le chapitre de Génissac. Cette initiative, motivée par la prière pour la santé de son frère, abbé de la Sauve-Majeure, donna naissance à une chapelle aujourd’hui partiellement conservée. Le château connut des modifications architecturales, comme l’ajout de bâtiments au XVIIIe siècle sur sa face nord, mais subit aussi des destructions : une tour d’angle fut démolie pendant la Révolution, et le site fut ensuite abandonné.
Les vestiges actuels révèlent une organisation défensive typique des forteresses médiévales : un puits central, une salle souterraine voûtée, et un souterrain d’évacuation. Plusieurs éléments ont été protégés au titre des Monuments Historiques entre 1978 et 1988, dont les façades des tours, la salle voûtée du donjon, et les vestiges de la chapelle. Aujourd’hui, le château s’inscrit comme un témoignage des transformations architecturales et politiques de la Gironde, entre Moyen Âge et époque moderne.