Construction de la villa 1911 (≈ 1911)
Ernest Bourgarel s’y retire après sa carrière.
début XXe siècle
Période de construction
Période de construction début XXe siècle (≈ 2004)
Style inspiré du XVIIIe siècle.
7 octobre 2019
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 7 octobre 2019 (≈ 2019)
Protection de la villa et de son jardin.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les parties suivantes de la villa Port Magaud : la villa en totalité, le portail d'entrée, les façades et toitures de la maison du gardien, le jardin et son aménagement hydraulique, depuis l'entrée de la propriété jusqu'aux terrasses aménagées dans la pente en contrebas de la villa, telles que délimitées par un trait rouge sur le plan annexé à l'arrêté, sises lieu-dit Sainte-Marguerite, 1739 avenue du Commandant Houot (cad. AY 141, 142, 343) : inscription par arrêté du 7 octobre 2019
Personnages clés
Ernest Bourgarel - Diplomate et commanditaire
Inspira le projet de la villa.
François Roustan - Architecte toulonnais
Finalisa et réalisa la construction.
Origine et histoire
La villa Port Magaud, construite au début du XXe siècle, se dresse à la limite des communes de La Garde et Toulon, sur un domaine de 4 hectares dominant l’anse de Port Magaud. Elle fut édifiée en 1911 pour Ernest Bourgarel, diplomate issu d’une famille toulonnaise, qui en inspira le projet avant que l’architecte François Roustan ne le finalise. Ce dernier, architecte départemental du Var et des monuments historiques depuis 1884, y mêla un style classique inspiré des pavillons du XVIIIe siècle à un système hydraulique ingénieux, centré sur une citerne collectant les eaux pluviales pour un usage domestique et agricole.
Le dispositif hydraulique, encore conservé, repose sur un toit-terrasse incliné vers quatre collecteurs d’angle, redistribuant l’eau vers un bassin sous la terrasse, puis vers des rigoles irrigant les restanques. La villa, organisée autour de la citerne et d’un hall central, abrite des pièces de service en soubassement, des espaces de réception au rez-de-chaussée, et l’appartement des propriétaires. Elle conserve aujourd’hui mobilier, objets d’art et souvenirs rapportés par Bourgarel lors de ses missions diplomatiques en Asie et Amérique latine.
Classée monument historique en 2019, la propriété inclut la villa, son portail, la maison du gardien, et un jardin aménagé avec son réseau hydraulique. Toujours détenue par les descendants d’Ernest Bourgarel, elle témoigne d’une synthèse entre architecture traditionnelle et innovation technique, reflétant le goût d’un diplomate érudit pour les cultures étrangères et les solutions durables.
L’adresse officielle, 1739 avenue du Commandant Houot, place la villa dans le quartier Sainte-Marguerite, où son état de conservation et son système hydraulique fonctionnel en font un exemple rare d’intégration paysagère et technique. Les éléments protégés s’étendent des façades aux terrasses en contrebas, délimités par un plan annexé à l’arrêté d’inscription.