Première exploration documentée 15 juillet 1780 (≈ 1780)
Par Benoît-Joseph Marsollier des Vivetières.
1889
Exploration par Martel
Exploration par Martel 1889 (≈ 1889)
Visite périlleuse révélant la grotte.
1931
Aménagement touristique
Aménagement touristique 1931 (≈ 1931)
Ouverture au public après travaux.
1999
Dossier UNESCO proposé
Dossier UNESCO proposé 1999 (≈ 1999)
18 sites et 24 grottes du sud.
2007
Retrait du projet UNESCO
Retrait du projet UNESCO 2007 (≈ 2007)
Création de l’AVCFC ensuite.
17 septembre 2010
Classement ministériel
Classement ministériel 17 septembre 2010 (≈ 2010)
Protection grotte et abords.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Benoît-Joseph Marsollier des Vivetières - Explorateur
Première exploration en 1780.
Édouard-Alfred Martel - Spéléologue
Exploration détaillée en 1889.
Origine et histoire
La grotte des Demoiselles, située dans le massif du Thaurac près de Ganges (Hérault, Occitanie), est connue depuis des temps immémoriaux. Sa première exploration documentée date du 15 juillet 1780 par Benoît-Joseph Marsollier des Vivetières. Une exploration plus approfondie en 1889 par Édouard-Alfred Martel, spéléologue renommé, a permis de mieux la connaître, bien que la visite fût alors périlleuse. À partir de 1931, la grotte a été aménagée pour le public et est depuis ouverte aux visiteurs.
La formation géologique de la grotte résulte d’un creusement en source vauclusienne, suivi de phases de colmatage et de concrétionnement. Les principales périodes de développement des concrétions remontent au Pliocène terminal, au Quaternaire, et à l’Holocène. Une légende locale explique son nom actuel : un berger, à la recherche d’un agneau égaré, aurait découvert la grotte et aperçu des « demoiselles » (esprits de la nature) avant de s’évanouir.
La grotte a fait l’objet d’une tentative d’inscription au patrimoine mondial en 1999 dans un dossier regroupant 24 grottes du sud de la France, mais le projet a été retiré en 2007. Elle est aujourd’hui classée par décret ministériel (2010) et protégée dans le cadre de zones naturelles (Znieff, Natura 2000). Son nom occitan, Balma de las Domaisèlas, évoque les divinités païennes liées aux grottes et aux forêts.
Le site est géré par l’Association de valorisation des cavités françaises à concrétions (AVCFC), créée après l’abandon du projet d’inscription à l’UNESCO. La grotte reste un lieu emblématique de la spéléologie touristique en Occitanie, alliant patrimoine géologique et folklore local.