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Ancienne abbaye Saint-Félix-de-Montceau à Gigean dans l'Hérault

Patrimoine classé
Patrimoine religieux
Abbaye
Eglise gothique
Hérault

Ancienne abbaye Saint-Félix-de-Montceau

    La Languedocienne
    34770 Gigean
Propriété de la commune
Ancienne abbaye Saint-Félix-de-Montceau
Ancienne abbaye Saint-Félix-de-Montceau
Ancienne abbaye Saint-Félix-de-Montceau
Ancienne abbaye Saint-Félix-de-Montceau
Ancienne abbaye Saint-Félix-de-Montceau
Ancienne abbaye Saint-Félix-de-Montceau
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Ancienne abbaye Saint-Félix-de-Montceau
Ancienne abbaye Saint-Félix-de-Montceau
Ancienne abbaye Saint-Félix-de-Montceau
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Ancienne abbaye Saint-Félix-de-Montceau
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Ancienne abbaye Saint-Félix-de-Montceau
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Ancienne abbaye Saint-Félix-de-Montceau
Ancienne abbaye Saint-Félix-de-Montceau
Ancienne abbaye Saint-Félix-de-Montceau
Ancienne abbaye Saint-Félix-de-Montceau
Ancienne abbaye Saint-Félix-de-Montceau
Crédit photo : Zewan - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1000
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1900
2000
vers 1025
Fondation supposée
1104
Première mention écrite
1167
Réforme cistercienne
1332
Ordonnance disciplinaire
4e quart XIIIe siècle
Construction de l’abbatiale gothique
1514
Transfert intra-muros
1925
Classement monument historique
1970
Début des restaurations
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les ruines de l'église Saint-Félix-de-Montceau : inscription par arrêté du 12 février 1925

Personnages clés

Bermond de Lavézou - Évêque de Béziers Fondateur présumé vers 1025.
Godefroi - Évêque de Maguelonne (1080–1104) Confirme l’existence de l’abbaye en 1104.
Jean Ier de Montlaur - Évêque de Maguelonne Impulse la réforme cistercienne en 1167.
Marie de Montpellier - Bienfaitrice Lègue son château de Mireval en 1213.
Jacques Ier d’Aragon - Roi d’Aragon Conteste puis compense le legs de sa mère.
Bone Garsabalde - Dernière prieure du site original Transfère l’abbaye en ville en 1514.
Jeanne de Carcassonne - Première abbesse (1600–1638) Marque le changement de titre de prieure à abbesse.
Anne de La Fare - Dernière abbesse (1723–1746) L’abbaye ferme après sa mort en 1746.

Origine et histoire

L’abbaye Saint-Félix-de-Montceau, implantée sur le massif de la Gardiole à Gigean (Hérault), trouve ses origines avant 1104, comme en témoigne un document de l’épiscopat de Godefroi, évêque de Maguelonne. Une tradition locale attribue sa fondation vers 1025 à Bermond de Lavézou, évêque de Béziers, bien que cette date reste incertaine. L’abbaye, initialement bénédictine, adopte la règle cistercienne en 1167 sous l’impulsion de l’évêque Jean Ier de Montlaur, imposant aux moniales un mode de vie plus austère. Elle redevient bénédictine au XVe siècle.

Au 4e quart du XIIIe siècle, une abbatiale gothique est construite pour accueillir l’accroissement des religieuses. Le monastère, prospère, accumule terres, vignes et propriétés (comme le château de Mireval légué par Marie de Montpellier en 1213, bien que contesté par son fils Jacques Ier d’Aragon). En 1332, l’évêque Jean de Vissec intervient pour rétablir la discipline, évoquant un dicton populaire sur les « 12 nonnes et 13 berceaux ».

Au XVIe siècle, face aux pillages des Routiers en Languedoc, la prieure Bone Garsabalde transfère l’abbaye intra-muros à Gigean en 1514. L’ancien site, abandonné, sert de carrière de pierres jusqu’en 1970, date à laquelle une association entreprend sa restauration. L’église gothique est classée monument historique en 1925. Le site, aujourd’hui en ruines, permet de découvrir les vestiges du cloître, de l’église romane, et des jardins monastiques recréés.

L’abbaye a été dirigée par des prieures puis des abbesses, comme Jeanne de Carcassonne (1600–1638), première à porter ce titre. La dernière abbesse, Anne de La Fare, meurt en 1746 ; l’abbaye ferme trois ans plus tard sur ordre de Louis XV. Parmi ses bienfaiteurs figurent Guilhem VIII de Montpellier, Marie de Montpellier, et Jacques Ier d’Aragon, qui ont contribué à son rayonnement par des dons fonciers ou des protections.

Architecturalement, le complexe comprenait une église romane, un réfectoire, une salle capitulaire, et une enfermerie (prison monastique). Une grande église gothique fut ajoutée pour répondre à l’afflux de religieuses. Les fouilles archéologiques ont révélé des monnaies et des éléments liturgiques, témoignant de son importance religieuse et économique dans la région.

Les archives départementales de l’Hérault et des historiens locaux, comme l’abbé Émile Hollier, ont documenté son histoire à travers des actes notariés, des testaments, et des chroniques ecclésiastiques. L’abbaye illustre l’évolution des ordres monastiques féminins en Languedoc, entre spiritualité, pouvoir seigneurial, et adaptations aux crises (guerres, pillages).

Liens externes