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Frise chronologique
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1692
Premier feu moderne
Premier feu moderne 1692 (≈ 1692)
Lanterne vitrée installée sur la tour abbatiale.
1771
Modernisation par d'Estaing
Modernisation par d'Estaing 1771 (≈ 1771)
Réverbères à huile et glaces de Bohême.
1835
Construction du phare actuel
Construction du phare actuel 1835 (≈ 1835)
Mise en service le 15 juin.
1911
Cuve à mercure et nouveau feu
Cuve à mercure et nouveau feu 1911 (≈ 1911)
Feu à éclat toutes les 15 secondes.
1932
Électrification du phare
Électrification du phare 1932 (≈ 1932)
Remplacement des combustibles traditionnels.
2011
Classement monument historique
Classement monument historique 2011 (≈ 2011)
Protection totale du phare et feu auxiliaire.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les éléments constitutifs du phare, à savoir la tour et la lanterne en totalité, les façades et les toitures de l'ancien bâtiment d'habitation aujourd'hui musée, la petite tour dotée d'un feu directionnel en totalité (cad. E 759, 1076, 1077) : inscription par arrêté du 26 septembre 2005 - Le phare lui-même en totalité, et le feu directionnel de renfort situé dans l'enceinte de l'abbaye, en totalité (cad. E 759, 1077) : classement par arrêté du 23 mai 2011
Personnages clés
Comte d'Estaing - Lieutenant général des armées navales
Modernise le feu en 1771.
Antoine-Elie Lamblardie - Ingénieur constructeur
Conçoit le phare actuel en 1835.
François Ogor - Entrepreneur local
Conçoit les logements des gardiens (1880).
Origine et histoire
Le phare de Saint-Mathieu est érigé en 1835 sur la pointe éponyme à Plougonvelin, dans le Finistère, au cœur des ruines d’une abbaye médiévale. Ce phare d’atterrissage, haut de 37 mètres, marque l’entrée de la rade de Brest et du Raz de Sein, avec une portée théorique de 55 km. Sa construction réutilise partiellement les pierres de l’abbaye, dont la tour carrée abritait déjà un feu depuis au moins le XVIIe siècle, modernisé progressivement pour répondre aux besoins de la Marine royale.
Dès 1692, une lanterne vitrée est installée au sommet de la tour abbatiale, remplaçant un foyer ouvert inefficace. Les améliorations se succèdent : en 1771, le comte d’Estaing y installe des réverbères à huile et des glaces de Bohême, portant la visibilité à 30 km. Malgré ces avancées, l’entretien coûteux et les risques d’incendie limitent son usage. La tour, épargnée lors de la vente de l’abbaye comme bien national en 1796, reste en service jusqu’à ce que son état délabré impose la construction du phare actuel.
Le phare actuel, conçu par l’ingénieur Lamblardie, est une tour tronconique en granite de 36 mètres de haut, surmontée d’une optique à éclats. Initialement alimenté à l’huile de colza, puis au pétrole (1900), il est électrifié en 1932 et automatisé en 1996. Son feu, visible à 27 milles, guide les navires dans le chenal du Four, en alignement avec le phare de Kermorvan. Classé monument historique en 2011, il symbolise l’évolution technique des phares français et leur rôle clé dans la sécurité maritime bretonne.
Le site, ouvert au public, inclut aussi un sémaphore moderne et les vestiges de l’abbaye, créant un ensemble patrimonial cohérent. En 2019, La Poste honore le phare dans une série de timbres sur les Repères de nos côtes, soulignant son importance culturelle. Le phare sert également de décor à l’émission Thalassa (2012-2013), renforçant sa notoriété médiatique.
Les innovations techniques du phare illustrent les progrès de la signalisation maritime : cuve à mercure (1911), optique à lentilles de Fresnel, et télécontrôle depuis 2005. Son histoire reflète aussi les enjeux stratégiques de Brest, port militaire majeur depuis le XVIIe siècle. Aujourd’hui, il reste un repère incontournable pour les marins et un lieu de mémoire pour l’histoire des phares français.
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