Construction du pont celtique Ier siècle av. J.-C. (La Tène D2) (≈ 51 av. J.-C.)
Pont en bois découvert en 1967.
1967-1969
Fouilles de sauvetage
Fouilles de sauvetage 1967-1969 (≈ 1968)
Déclenchées par un projet d’émetteur TV.
24 octobre 1969
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 24 octobre 1969 (≈ 1969)
Protection du site et de son enceinte.
1974-1981
Fouilles programmées
Fouilles programmées 1974-1981 (≈ 1978)
Étude des occupations gauloise et gallo-romaine.
1982
Étude des céramiques
Étude des céramiques 1982 (≈ 1982)
Mise en évidence de commerce lointain.
2010
Nouvelle analyse céramique
Nouvelle analyse céramique 2010 (≈ 2010)
17 000 tessons étudiés, origine italienne confirmée.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La zone archéologique, constituée du camp, de son enceinte et des défenses extérieures, située dans la partie de la forêt domaniale de Côte-de-Répy, parcelles forestières 15, 16 et 17 (cad. A 11) : classement par arrêté du 24 octobre 1969
Personnages clés
Information non disponible - Aucun nom cité dans les sources
Les fouilles sont collectives (équipes archéologiques).
Origine et histoire
Le site fortifié de la Pierre d’Appel, situé à Étival-Clairefontaine dans les Vosges, est un éperon barré culminant à 492,3 mètres d’altitude. Ce camp de 2,5 hectares, protégé par des remparts et des falaises naturelles, surveillait l’accès oriental au bassin de Saint-Dié. Deux entrées (nord et sud) structurent le site, renforcé par un fossé de 20 mètres et une palissade. Son nom viendrait d’une pierre à cupule appelée pierre de la poêle, située à son extrémité est.
Les fouilles, déclenchées en 1967-1969 par un projet d’émetteur TV, ont révélé un pont celtique en bois du Ier siècle av. J.-C. (La Tène D2) au pied du plateau. Classé Monument Historique en 1969, le site a fait l’objet de campagnes jusqu’en 1981. Les découvertes incluent 37 structures d’habitat, des armes (fer de lance), des outils d’artisans (scories, plomb), et une céramique campanienne italienne, preuve de commerce lointain.
Le mobilier atteste de deux occupations majeures : la Tène moyenne/finale (C2/D1-D2) et la période gallo-romaine. Les objets suggèrent une société hiérarchisée (aristocrates, guerriers, artisans) et un lieu de culte gallo-romain couvert de tegulae. Le site, aussi nommé camp de Répy ou château des Sarrasins, illustre l’adaptation des populations aux reliefs stratégiques des Vosges.
Les études céramiques (1982, 2010) ont analysé plus de 17 000 tessons, dont des amphores vinaires et des dolia, confirmant des échanges méditerranéens. Ces recherches, menées après le classement de 1969, ont précisé le rôle du site comme carrefour économique et militaire entre la Gaule et l’Italie durant l’Antiquité.
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