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Château de Champvigy en Saône-et-Loire

Saône-et-Loire

Château de Champvigy

    321 Champvigy
    71430 Saint-Bonnet-de-Vieille-Vigne
Inconnu, imp « Collection Prudon » à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire)

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1399
Transmission à Philibert de Vaux
fin XIIIe - fin XIVe siècle
Propriété des Damas de Champvigy
fin XVe siècle
Propriété des frères Germain
1721
Acquisition par Georges-Melchior de Champier
1742-1945
Période sous la famille Quarré
1944
Destruction partielle du château
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Philibert de Vaux - Propriétaire en 1399 Fils de Jeanne Damas et Guiot de Vaux.
Antoine et Léonard Germain - Propriétaires à la fin du XVe siècle Famille ayant possédé le château.
Georges-Melchior de Champier - Propriétaire en 1721 Acquéreur du domaine au XVIIIe siècle.
Famille Quarré - Propriétaires de 1742 à 1945 Dernière famille noble associée au château.

Origine et histoire

Le château de Champvigy est implanté sur un mamelon dominant une région vallonnée, dans la commune de Saint-Bonnet-de-Vieille-Vigne (Saône-et-Loire). De son enceinte probablement rectangulaire, il ne subsiste aujourd’hui que deux tours circulaires : la plus imposante est accompagnée d’une tour d’escalier, tandis que la seconde est flanquée d’une tourelle. Un parc à l’anglaise, ajouté ultérieurement, confère au site un caractère romantique. Propriété privée, le château ne se visite pas et a été en grande partie détruit en 1944.

L’histoire du château remonte à la fin du XIIIe siècle, lorsqu’il appartenait à la famille Damas de Champvigy. En 1399, il passe à Philibert de Vaux, fils de Jeanne Damas et de Guiot de Vaux, ce dernier ayant accompagné l’amiral Jean de Vienne en Écosse. À la fin du XVe siècle, le domaine est détenu par Antoine et Léonard Germain, avant de changer plusieurs fois de mains : aux Mathieu d’Essertines au XVIIe siècle, puis à Georges-Melchior de Champier en 1721. De 1742 à 1945, il reste dans la famille Quarré, dont les armes étaient « échiqueté d’argent et d’azur, au chef d’or chargé d’un lion de sable ».

Architecturalement, le château illustre l’évolution des maisons fortes médiévales, avec ses éléments défensifs (tours, enceinte) partiellement conservés. Son parc à l’anglaise, ajouté bien plus tard, reflète le goût paysager du XVIIIe ou XIXe siècle, typique des résidences aristocratiques remaniées pour le confort et l’esthétique. La destruction de 1944 marque un tournant dans son histoire, réduisant considérablement son emprise initiale.

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