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Tour de Champiteau en Saône-et-Loire

Saône-et-Loire

Tour de Champiteau

    31 Impasse de la Tour de Champiteau
    71670 Saint-Firmin
Collection Photo-Club, éditeur Ch Martet

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Propriété des seigneurs d’Antully
1381
Mariage d’Odile de Montjeu
Milieu du XIVe siècle
Existence d’une maison forte
1614
Vente au président Jeannin
1789
Propriété de Lepeletier de Saint-Fargeau
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Seigneurs d’Antully - Premiers propriétaires connus Possèdent le fief dès le XIIe siècle.
Odile de Montjeu - Héritière par mariage Reçoit le fief en 1381.
Président Jeannin - Juriste et acquéreur en 1614 Achète un fief déjà en ruine.
Louis-Michel Lepeletier de Saint-Fargeau - Propriétaire révolutionnaire Dernier propriétaire connu en 1789.

Origine et histoire

La tour de Champiteau est une construction carrée de dix mètres de côté, renforcée par des chaînages en pierre de taille. Elle se compose d’une cave, d’un rez-de-chaussée et de trois étages. Située en bas de pente, au bord d’un étang sur la commune de Saint-Firmin (Saône-et-Loire), elle appartenait à un fief mentionné dès le XIIe siècle, lié aux seigneurs d’Antully et de Montjeu. À la Révolution française, elle était la propriété du conventionnel Le Pelletier de Saint-Fargeau. Aujourd’hui, cette tour privée ne se visite pas.

Au XIIe siècle, le fief de Champiteau relevait des seigneurs d’Antully, famille noble locale. Au milieu du XIVe siècle, une maison forte existait déjà sur le site, et en 1381, le fief passa par mariage à Odile de Montjeu. Au XVIe siècle, il changea plusieurs fois de mains : Claude Regnard en 1537, Philibert de Montconis en 1554, puis Georges II de Saint-Belin et Nicolas d’Orge avant la fin du siècle. Ces transferts reflètent les alliances et héritages aristocratiques de l’époque.

En 1614, le fief fut vendu au président Jeannin, juriste et écrivain renommé, alors que la maison forte était déjà à l’abandon. La tour, vestige de ce complexe, survécut jusqu’à la Révolution, où elle appartenait à Louis-Michel Lepeletier de Saint-Fargeau, figure politique marquée par son engagement révolutionnaire. Son histoire illustre ainsi l’évolution des possessions seigneuriales en Bourgogne, de leur apogée médiéval à leur déclin à l’époque moderne.

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