Construction de l'église 1891 (≈ 1891)
Édification de la nouvelle église Saint-Antoine.
1925
Construction de la centrale de Bâton
Construction de la centrale de Bâton 1925 (≈ 1925)
Réalisée par Keller et Leleux, représentée dans un vitrail.
1928
Inauguration des vitraux du bas-côté sud
Inauguration des vitraux du bas-côté sud 1928 (≈ 1928)
Cinq vitraux d'Antoine Bernard financés par Madame Keller.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Antoine Bernard - Maître-verrier grenoblois
Auteur des dix vitraux de l'église.
Charles-Albert Keller - Industriel local
Fils de la donatrice des vitraux sud.
Madame Keller mère - Donatrice et figure paternaliste
Finança les vitraux du bas-côté sud.
Origine et histoire
L'église Saint-Antoine de Livet, située à Livet-et-Gavet dans le département de l'Isère, est une construction datée de 1891. Ce monument religieux du XIXe siècle reflète l'architecture ecclésiastique de son époque, tout en intégrant des éléments liés à l'histoire industrielle locale. Son édification s'inscrit dans un contexte de développement urbain et religieux de la région, marqué par l'influence des familles patronales.
En 1928, l'église s'enrichit d'un ensemble de cinq vitraux réalisés par le maître-verrier grenoblois Antoine Bernard, installés dans le bas-côté sud. Ces œuvres, financées par la mère de l'industriel Charles-Albert Keller, complètent d'autres vitraux du même artiste, situés dans le bas-côté nord et offerts par les quatre usines de Livet-et-Gavet. Parmi les dix vitraux de la nef, trois se distinguent par leur originalité : l'un représente une vue de l'usine locale, un autre la chapelle Notre-Dame-des-Grâces et la centrale de Bâton (construite en 1925 par Keller et Leleux), et le dernier met en scène Madame Keller mère entourée de sa famille, illustrant la politique paternaliste de Charles-Albert Keller.
L'église Saint-Antoine est aujourd'hui labellisée Patrimoine en Isère, une reconnaissance qui souligne son importance historique et culturelle. Les vitraux, en particulier, témoignent des liens étroits entre le patrimoine religieux, l'industrie locale et les dynamiques sociales de l'époque. Leur iconographie mêle spiritualité et représentation du monde ouvrier, offrant un éclairage unique sur l'histoire de Livet-et-Gavet au début du XXe siècle.
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