Premier attestation du fief 1144 (≈ 1144)
Don de Payen de Loisail à la léproserie.
années 1670
Extension ouest
Extension ouest années 1670 (≈ 1670)
Ajout d’un escalier à deux volées.
fin XVIe siècle
Reconstruction présumée
Reconstruction présumée fin XVIe siècle (≈ 1695)
Par la famille de La Vove.
milieu XVIIe siècle
Construction partie centrale
Construction partie centrale milieu XVIIe siècle (≈ 1750)
Corps principal du logis manorial.
début XVIIIe siècle
Agrandissement est
Agrandissement est début XVIIIe siècle (≈ 1804)
Nouveau corps et remaniements majeurs.
1992
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 1992 (≈ 1992)
Protection partielle du domaine.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Logis, avec ses décors intérieurs ; façades et toitures des communs ; jardin potager avec ses murs de clôture ; parc avec ses murs de clôture et son exèdre, ainsi que les façades et toitures de son pavillon ; portail d'entrée (cad. ZC 114 à 117) : inscription par arrêté du 21 juin 1992
Personnages clés
Payen de Loisail - Premier membre connu
Donateur du fief en 1144.
Famille de La Vove - Propriétaires au XVIe
Reconstruction présumée du manoir.
Famille de Vanssay - Propriétaires au XIXe
Notables ruraux post-Révolution.
Origine et histoire
Le château de Loisail, situé au cœur du bourg du même nom en Normandie, est un ancien lieu noble composé d’un logis manorial, de bâtiments de service et de dépendances (dont deux tours circulaires et un oratoire). L’ensemble, entouré de murs d’enceinte, s’organise autour d’une cour au nord et de jardins d’agrément au sud, accessibles par des portails monumentaux. Le logis, construit en plusieurs phases, mêle des éléments des XVIIe, XVIIIe, XIXe et XXe siècles, avec des façades en pierre de taille, des toits en tuile plate et des cheminées richement décorées.
Le manoir trouve ses origines au XVIe siècle sous la famille de La Vove, alors propriétaire du fief de Loisail, attesté dès 1144. Deux tours subsistant de cette époque délimitaient la cour initiale. Au XVIIe siècle, la partie centrale est édifiée, suivie d’extensions à l’ouest (escalier à deux volées) et à l’est (début XVIIIe). Le XVIIIe voit des remaniements majeurs : agrandissement des ouvertures, construction de l’oratoire, des bâtiments de service, des murs d’enceinte et des portails. À la Révolution, le manoir, vendu comme bien national, devient une ferme avant de revenir au XIXe siècle à la famille de Vanssay.
Les dépendances incluent deux tours circulaires (dites « des cochons » et « des moutons »), une remise, des écuries, un fournil et un puits. L’oratoire, désaffecté, marque l’entrée nord de la propriété. Le kiosque à musique, aujourd’hui disparu, occupait autrefois une abside dans le mur d’enceinte. Les jardins réguliers, probablement dessinés à la fin du XVIIe, complètent cet ensemble architectural marqué par des transformations successives.
L’intérieur du logis conserve des décors d’origine, comme des cheminées en bois ou marbre, un escalier rampe sur rampe éclairé par des oculi, et des consoles sculptées (tête de jeune fille au sud). Les façades, rythmées par sept travées, sont ornées de lucarnes pendantes et de chambranles décorés. Les matériaux dominants – pierre de calcaire et grès roussard – ainsi que les toits à longs pans reflètent les techniques constructives locales.
Classé Monument Historique en 1992, le château protège son logis (avec décors intérieurs), les façades et toitures des communs, le jardin potager, le parc avec son exèdre, et le portail d’entrée. Ces protections soulignent son importance patrimoniale, mêlant héritage seigneurial, adaptations agricoles et témoignages architecturaux des XVIIe–XXe siècles.
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