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Église Saint-Pierre-aux-Liens en Savoie

Savoie

Église Saint-Pierre-aux-Liens

    318 Rue Saint-Pierre aux Liens
    73460 Grésy-sur-Isère

Frise chronologique

Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
100
200
700
800
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
Ier siècle
Fondation du temple gallo-romain
691–889
Construction de l’église primitive
Xe–XIe siècles
Ajout du clocher-chœur
Début XIIIe siècle
Voûte en berceau brisé
Milieu XVe siècle
Dernier agrandissement gothique
1674–1712
Ajouts baroques
Années 1840
Abandon et désacralisation
1858–1870
Utilisation comme atelier de poterie
Années 1930
Effondrement du toit
1990–1995
Sauvegarde et consolidation
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Julia Avita - Dédicante gallo-romaine Fille de Sextus, auteure de la dédicace à Elausia.

Origine et histoire

L'église Saint-Pierre-aux-Liens de Grésy-sur-Isère, en Savoie, est une ancienne église catholique aujourd’hui en ruine. Elle est édifiée sur les fondations d’un bâtiment gallo-romain carré du Ier siècle, probablement un fanum dédié au dieu indigène Elausia. Une pierre réemployée dans le clocher porte une inscription latine attestant cette origine antique : « [I]ulia Sexti filia Avita Elausiae [ex] voto », dédicace de Julia Avita, fille de Sextus, à la suite d’un vœu.

L’église primitive, datée entre 691 et 889 grâce à des analyses de charbon de bois, était un rectangle de 12,5 x 6,5 m. Orientée est-ouest, elle fut agrandie aux Xe–XIe siècles par un clocher-chœur à fond plat, puis au XIIIe siècle par une voûte en berceau brisé et deux fenêtres romanes. Un dernier agrandissement au XVe siècle ajouta une travée ogivale et déplaça le chœur, avant l’adjonction de chapelles latérales (1674–1682) et d’un faux-transept (1712).

Abandonnée dans les années 1840 pour une nouvelle église au centre du village, elle fut désacralisée et vendue. Transformée en atelier de poterie (1858–1870), puis en grange, elle s’effondra partiellement dans les années 1930. Sauvegardée à partir de 1990, elle est aujourd’hui protégée par une structure métallique transparente et accueille des concerts.

Les fouilles et consolidations menées depuis 1995 ont révélé son évolution architecturale complexe, mêlant réemplois antiques et transformations médiévales. Le site illustre la superposition des époques, depuis le culte gallo-romain jusqu’à l’art roman et gothique, avant son déclin moderne. La protection actuelle préserve ce patrimoine hybride, témoin de près de deux millénaires d’histoire religieuse et artisanale.

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