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Château de Courcelles-sous-Moyencourt dans la Somme

Somme

Château de Courcelles-sous-Moyencourt

    2 Rue des Vignes
    80290 Courcelles-sous-Moyencourt

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1718
Vente du domaine
1760
Début construction château
1770
Mort de Pierre Langlois
1826
Vente à la famille de Gomer
1969
Classement monument historique
1989
Inscription complémentaire
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Classé MH

Personnages clés

Claude Eugène de Sarcus - Ancien seigneur Vend le domaine en 1718.
Pierre Langlois de Septenville (père) - Receveur général Acheteur du domaine en 1718.
Pierre Langlois de Septenville (fils) - Administrateur des Postes Commanditaire du château en 1760.
Louis Léon Langlois de Septenville - Héritier Poursuit les travaux après 1770.
Alexandrine Gorin de Tronville - Veuve et vendeuse Cède le château en 1826.
Maxime de Gomer - Propriétaire horticulteur Créateur de l’arboretum au XIXe.

Origine et histoire

Le château de Courcelles-sous-Moyencourt, situé dans la Somme, trouve ses origines au début du XVIIe siècle, lorsque la famille de Sarcus, seigneur du lieu depuis le XVIe siècle, y fit construire un manoir. Ce premier édifice marqua le début d’une histoire seigneuriale liée à cette terre, avant que le domaine ne change de mains au XVIIIe siècle.

En 1718, Claude Eugène de Sarcus vend le domaine à Pierre Langlois de Septenville, receveur général des fermes en Picardie. Son fils, également nommé Pierre Langlois de Septenville, administrateur des Postes du Royaume, lance en 1760 la construction du château actuel. Les travaux se poursuivent après sa mort en 1770, sous la direction de son héritier, Louis Léon Langlois de Septenville. Le château, caractérisé par ses 100 portes et fenêtres harmonieusement proportionnées, conserve aujourd’hui son authenticité du XVIIIe siècle.

Le domaine passe en 1826 aux mains de la famille de Gomer, après que la veuve de Louis Léon, Alexandrine Gorin de Tronville, l’ait vendu. Maxime de Gomer, propriétaire au XIXe siècle et passionné d’horticulture, transforme le parc en un arboretum de 20 hectares, agrémenté d’une grotte de rocaille et peuplé d’essences rares comme des séquoias, cèdres ou araucarias. Ce parc, ainsi que les dépendances (colombier, jumenterie, chenil), témoignent de la richesse historique et naturelle du site.

Classé monument historique en 1969 et inscrit en 1989, le château a traversé les siècles avec seulement dix propriétaires. Aujourd’hui, ses extérieurs, ouverts de mai à novembre, se visitent avec des guides qui animent aussi des ateliers autour des lamas. Le site allie ainsi patrimoine architectural, histoire familiale et biodiversité, dans un cadre préservé depuis plus de trois siècles.

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