Demande d'installation de la forge 1817 (≈ 1817)
Jean-Nicolas Gendarme demande une forge à boulets.
1820
Projet de haut fourneau
Projet de haut fourneau 1820 (≈ 1820)
Demande pour un haut fourneau près de l’étang.
1824
Ordonnance royale et construction
Ordonnance royale et construction 1824 (≈ 1824)
Autorisation et début des travaux réels.
1825
Achèvement des logements
Achèvement des logements 1825 (≈ 1825)
Logements ouvriers et patronaux terminés.
1845
Décès de Jean-Nicolas Gendarme
Décès de Jean-Nicolas Gendarme 1845 (≈ 1845)
Transmission à sa fille Marguerite Evain.
1876-1969
Exploitation par locataires
Exploitation par locataires 1876-1969 (≈ 1923)
Famille Creton jusqu’à la fermeture.
1991
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 1991 (≈ 1991)
Protection des façades et du site.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures des bâtiments de la forge Jean-Nicolas Gendarme, y compris les deux halles à charbon, la halle au haut-fourneau, la forge et l'émonderie ; site de la forge de Jean-Nicolas Gendarme, y compris l'étang et le système hydraulique ; façades et toitures des anciens logements d'ouvriers de l'usine ; façades et toitures de l'ancien château du maître de forge (cad. AD 104, 139, 140, 284 ; ZC 44) : inscription par arrêté du 18 octobre 1991
Personnages clés
Jean-Nicolas Gendarme - Maître de forges et fondateur
Créa la forge et le haut fourneau.
Marie Marguerite Gendarme-Evain - Héritière de l’usine
Transmit l’usine après 1845.
Famille Creton - Derniers exploitants
Géra l’usine de 1935 à 1969.
Origine et histoire
L’ancienne usine de Vrigne-aux-Bois, dite Forge Gendarme, fut édifiée au début du XIXe siècle par le maître de forges Jean-Nicolas Gendarme. En 1817, il obtint l’autorisation d’installer une forge à deux feux pour fabriquer des boulets d’artillerie dans un ancien moulin détruit en 1791. En 1820, il demanda à construire un haut fourneau près de l’étang de Saint-Basle, mais le projet fut finalement réalisé sur le ruisseau de la Vrigne, à l’emplacement d’un moulin acquis en 1813. Une ordonnance royale de 1824 valida ce haut fourneau, complété par des étangs, des halles à charbon, et des logements (patronaux et ouvriers) achevés en 1825.
Le site industriel comprenait quatre halles parallèles abritant la forge, le haut fourneau, et des réserves de charbon, ainsi qu’une scierie et des bocards. En 1845, à la mort de Gendarme, l’usine passa à sa fille, Marie Marguerite, épouse d’Evain, puis fut louée à partir de 1876 à des familles comme les Dardenne et les Creton, qui l’exploitèrent jusqu’à sa fermeture en 1969. Modernisée avec des turbines et une machine à vapeur, l’usine produisait annuellement 800 000 kg de fonte (pour fers à repasser et boulets) et 1 300 000 kg de fer en barre, alimentée par du minerai local et du charbon de Liège. Inscrite aux Monuments Historiques en 1991, une partie de sa toiture s’effondra en 1985.
Les bâtiments, en moellons calcaires et pierre de taille, illustrent l’architecture industrielle de l’époque, avec des façades soignées et des lucarnes caractéristiques. Le logement patronal, transformé en école, arbore un fronton sculpté de boulets, symbole de la fortune de Gendarme, liée aux commandes militaires. Les logements ouvriers, appelés la Caserne, portent des tirants en fer datés de 1825. Le site, avec ses étangs et son système hydraulique, reste un exemple remarquable de l’industrie métallurgique ardennaise du XIXe siècle, marqué par l’innovation technique et l’organisation sociale des forêts et des mines locales.
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