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Château de la Côte-au-Chapt à Darnac en Haute-Vienne

Patrimoine classé
Patrimoine défensif
Demeure seigneuriale
Château fort
Haute-Vienne

Château de la Côte-au-Chapt

    La Côte au Chapt
    87320 Darnac
Château de la Côte-au-Chapt
Château de la Côte-au-Chapt

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
fin XIVe siècle
Construction de la tour
début XVIe siècle
Construction du logis
1611
Inventaire du logis
1789
Séquestre révolutionnaire
fin XVIIe siècle
Déclin du château
19 avril 1988
Inscription des vestiges
25 septembre 1989
Classement du donjon
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Ytier du Breuil - Seigneur de La Côte-au-Chapt Constructeur de la tour (fin XIVe).
Marc de Naillac - Sénéchal de la Basse-Marche Commanditaire probable du logis (XVIe).
Famille de Lezay de Lusignan - Propriétaires par mariage Derniers seigneurs avant la Révolution.

Origine et histoire

Le château de la Côte-au-Chapt, implanté sur la commune de Darnac (Haute-Vienne), se compose principalement d’une tour résidentielle édifiée à la fin du XIVe siècle. Cette tour, haute de six niveaux, était équipée de latrines, cheminées, et un escalier à vis intérieur. Ses créneaux, dotés d’archères cruciformes, reflètent une architecture défensive typique de la fin du Moyen Âge. La construction de cette tour s’inscrit dans le contexte de la guerre de Cent Ans, lorsque Ytier du Breuil, seigneur des lieux, affirma sa loyauté au roi de France en rejoignant le parti du duc de Berry.

Au début du XVIe siècle, un logis en forme de L fut accolé à la tour, comme en témoigne un inventaire de 1611. Ce bâtiment, commandé probablement par Marc de Naillac, sénéchal de la Basse-Marche vers 1550, comprenait des salles, une chapelle, des écuries, et une tour-porche. Les canonnières intégrées dans la cuisine et les courtines extérieures datent de cette période. Le domaine, entouré de douves et de murs en terrasses, incluait aussi une basse-cour avec un logis de fermier, des étables, et une échauguette d’angle.

Le château changea de mains par mariage au profit de la famille de Lezay de Lusignan, qui le loua à des fermiers à partir du XVIIe siècle. À la Révolution, les biens de cette famille furent séquestrés, et les ruines, y compris le donjon encore debout, devinrent propriété communale. Les vestiges furent inscrits aux monuments historiques en 1988, et le donjon classé en 1989. Aujourd’hui, le site offre un témoignage architectural rare de la transition entre Moyen Âge et Renaissance, marqué par des éléments défensifs et résidentiels.

Les sources archéologiques et documentaires soulignent l’importance du donjon, l’un des rares exemplaires conservés de cette époque. Son plan intérieur hexagonale irrégulier, ses meurtrières, et son escalier en vis étroit illustrent les techniques de construction militaire féodale. L’enceinte extérieure, formant un quadrilatère, et la plate-forme surélevée renforcent son caractère stratégique. Malgré son état de ruine, le site conserve des éléments significatifs, comme les fenêtres de guet quadrangulaires et les vestiges des murs du logis Renaissance.

Liens externes