Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château de Coët-Candec (cad. ZB 113) : inscription par arrêté du 8 mai 1939
Personnages clés
Famille Chohan - Propriétaire médiéval
Possède le château au XIVe.
Famille La Bourdonnaye - Propriétaire moderne
Acquiert le domaine au XVIIe.
Stéphane Bern - Mécène
Finance la restauration en 2021.
Origine et histoire
Le château de Coët-Candec, situé dans le Morbihan, est un monument médiéval construit au XIIIe siècle, puis profondément remanié au XVe siècle, notamment dans sa partie centrale. Il se compose d’un logis principal entouré de deux enceintes concentriques : la première, dotée de murs de 4 mètres de haut et de fossés, comportait plusieurs tours et une porte fortifiée au nord ; la seconde protégeait l’accès au bâtiment principal. À l’intérieur, une tour d’escalier polygonale à vis et un avant-corps subsistent dans l’aile est, tandis qu’une tour marque l’angle sud-ouest. Deux cheminées sculptées d’armoiries, classées monuments historiques en 1958, ornaient autrefois les salles avant d’être transférées au château de Pontivy en 1961. Le site, abandonné dans les années 1950, n’est plus que ruines aujourd’hui.
Au XIXe siècle, le château subit des modifications esthétiques et techniques : élargissement des ouvertures, suppression des meneaux, recouvrement des murs et plafonds de plâtre, et remplacement des dallages par des parquets point de Hongrie. Propriété de la famille Chohan au XIVe siècle, il passe ensuite aux La Bourdonnaye au XVIIe siècle. Classé partiellement dès 1927 (pour ses cheminées), puis inscrit comme monument historique en 1939, le domaine est aujourd’hui soutenu par l’association Les Amis de Coëtcandec, créée en 2014. En 2021, la Mission patrimoine de Stéphane Bern alloue 34 000 euros pour restaurer la tour d’escalier et stabiliser les maçonneries.
L’architecture du château reflète une juxtaposition d’époques : la partie la plus ancienne, probablement située au nord, daterait des XIIIe ou XIVe siècles, tandis que le corps central est caractéristique du XVe siècle. La façade est conserve des éléments défensifs et résidentiels, comme la tour d’escalier et des dépendances. Le site, bien que dégradé, témoigne des transformations successives d’une forteresse médiévale en résidence seigneuriale, avant son déclin au XXe siècle. L’association locale œuvre pour sa préservation et sa valorisation, dans un contexte de patrimoine breton menacé.
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