Fondation de l'abbaye vers 1150 (≈ 1150)
Création par des moniales de Tart
1179
Premier acte écrit
Premier acte écrit 1179 (≈ 1179)
Donation attestant son existence
1185
Privilège papal
Privilège papal 1185 (≈ 1185)
Lucius III confirme ses possessions
XIVe siècle
Déclin de l'abbaye
Déclin de l'abbaye XIVe siècle (≈ 1450)
Relâchement de la règle cistercienne
1609
Fusion avec Ounans
Fusion avec Ounans 1609 (≈ 1609)
Fin de son autonomie
1789
Vente comme bien national
Vente comme bien national 1789 (≈ 1789)
Transformée en ferme
1944
Restauration des vestiges
Restauration des vestiges 1944 (≈ 1944)
Devenue musée paysan
31 décembre 1997
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 31 décembre 1997 (≈ 1997)
Protection des vestiges
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise, en totalité ; bâtiments monastiques (parcelles 173 et 392) , en totalité ; sols et vestiges archéologiques qu'ils renferment (cad. A 173, 175, 176, 392, 393) : inscription par arrêté du 31 décembre 1997
Personnages clés
Béatrix de Baley - Abbesse
Dirigea l'abbaye (2e moitié XVIe)
Robert de Molesme - Réformateur cistercien
Inspirateur de la règle stricte
Saint Bernard - Figure de l'ordre cistercien
Promut son expansion en Europe
Origine et histoire
L'abbaye de Corcelles est une ancienne abbaye cistercienne féminine fondée vers 1150 par des moniales rattachées à Notre-Dame de Tart, abbaye-mère de la branche féminine de l'ordre. Installée dans la vallée de l'Ognon, près de Besançon, elle fut probablement établie à la demande d'un seigneur local. Son existence est attestée dès 1179 par un acte de donation, et ses possessions, toujours modestes, sont confirmées en 1185 par un privilège papal.
Les moniales, issues de la petite noblesse locale, vivaient dans une relative pauvreté, travaillant elles-mêmes à leur subsistance selon la règle cistercienne originelle. L'abbaye connut un déclin à partir de la fin du Moyen Âge, marqué par un relâchement de la discipline et une gestion difficile de ses biens. En 1609, elle fusionna avec l'abbaye d'Ounans à Dole, entraînant la disparition partielle de ses bâtiments.
Architecturalement, l'abbaye présentait un plan simple et rustique, organisé autour d'un cloître. Aujourd'hui, il n'en reste que le côté sud, incluant l'ancienne chapelle des XIIIe-XIVe siècles, remaniée aux XVe-XVIe siècles. Cette chapelle, dépourvue d'ornementation, reflète l'austérité cistercienne avec son chevet plat et sa nef non voûtée. Les vestiges, vendus comme biens nationaux pendant la Révolution, furent transformés en ferme avant d'être restaurés en 1944.
L'abbaye de Corcelles est un témoignage de l'expansion de l'ordre cistercien féminin en Bourgogne-Franche-Comté. Son histoire illustre les défis rencontrés par les communautés religieuses féminines, souvent moins dotées que leurs homologues masculines. Les vestiges actuels, classés monuments historiques en 1997, offrent un aperçu de la vie monastique médiévale dans cette région.
Le nom Corcelles provient du latin corticella, désignant une petite exploitation agricole. Ce toponyme, courant en France, reflète l'origine rurale de l'abbaye, initialement implantée dans un val isolé entouré de forêts. La fusion avec Ounans en 1609 marqua la fin de son existence autonome, bien que ses ruines continuent de témoigner de son passé cistercien.
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