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Château de Romefort en Charente-Maritime

Charente-Maritime

Château de Romefort

    1 Château de Romefort
    17810 Saint-Georges-des-Coteaux

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1456
Premier hommage connu
1492
Olivier Robert échevin
1521-1522
Hommages de René Robert
1551
Vente à Louis de Cherbeys
1621
Acquisition par Jean Richard
1729
Droit de haute justice
1995
Inscription du logis
2002
Classement de la chapelle
2018
Rachat par la communauté d'agglomération
2022
Vente à un particulier
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Classé MH

Personnages clés

Olivier Robert - Seigneur de Romefort et échevin Propriétaire en 1492, marié à Catherine de Châteauneuf.
René Robert - Seigneur de Romefort Rend hommage au chapitre de Saintes (1521-1522).
Arthus Lecomte - Conseiller du roi et baron Propriétaire en 1602, échange le domaine.
Jean Richard - Échevin de Saintes Acquiert Romefort en 1621.
Émile Rouyer - Ingénieur et militant antisémite Propriétaire au XIXe siècle, inventeur agricole.
Félicie de Verthamon - Dernière héritière Verthamon Vend le château en 1841.

Origine et histoire

Le château de Romefort, situé au nord de Saint-Georges-des-Coteaux en Charente-Maritime, était à l’origine une seigneurie vassale de la baronnie de Saint-Sauvant, entre Saintes et Cognac. Dès 1456, la famille Robert en est propriétaire, avec des mentions claires comme celle d’Olivier Robert, écuyer et échevin de Saintes en 1492, ou de son fils René, qui rend hommage pour Romefort au chapitre de Saintes en 1521-1522. La seigneurie, disputée par les héritiers de Jean de Beaumont, reste aux Robert jusqu’en 1551, date de sa vente à Louis de Cherbeys.

En 1602, après un échange avec Arthus Lecomte, puissant conseiller du roi, le domaine revient à ce dernier avant d’être vendu en 1621 à Jean Richard, échevin de Saintes. Le château passe ensuite entre les mains de familles bordelaises, comme les Constantin ou les Verthamon, qui en font une résidence secondaire. Au XIXe siècle, il est acquis par Émile Rouyer, ingénieur et militant antisémite, avant d’être racheté en 2018 par la Communauté d’agglomération de Saintes, puis par un particulier en 2022.

L’architecture du château comprend un corps de logis du XVe siècle, couvert d’ardoises, et une chapelle gothique flamboyant sur porche, classée en 2002. Ce porche, similaire à celui du passage Saint-Gilles à Pons, illustre les chapelles protectrices médiévales. Le logis, inscrit depuis 1995, forme avec les communs une cour typique des demeures seigneuriales de la région. Aujourd’hui, le château ne se visite pas.

Sous l’Ancien Régime, Romefort était un fief doté de droits de justice, évoluant de la moyenne et basse justice (avant 1729) à la haute justice ensuite. Ce statut reflétait son importance locale, liée à des familles influentes comme les Robert, les Lecomte ou les Constantin, souvent impliquées dans les institutions judiciaires ou municipales de Saintes et Bordeaux. La Révolution n’affecta pas le domaine, qui conserva son intégrité architecturale.

Les propriétaires successifs, souvent issus de l’aristocratie ou de la bourgeoisie robine, utilisèrent Romefort comme une « maison aux champs », loin de leurs charges urbaines. Au XIXe siècle, l’ingénieur Émile Rouyer y développa des machines agricoles primées, tout en s’illustrant par des prises de position antisémites. L’acquisition récente par des acteurs publics puis privés souligne son ancrage patrimonial, malgré son inaccessibilité au public.

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