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Château de la Bermondière en Mayenne

Mayenne

Château de la Bermondière

    212 La Bermondière
    53110 Saint-Julien-du-Terroux

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIVe siècle
Première mention de la seigneurie
1735–1742
Reconstruction du château
17 octobre 1757
Mort de Réaumur
28 juillet 1789
Pillage pendant la Révolution
13 août 1943
Incendie par les Allemands
1951–1953
Reconstruction post-guerre
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Pierre de Jarosson - Propriétaire et reconstructeur Écuyer, commanditaire des travaux (1735–1742).
René-Antoine Ferchault de Réaumur - Physicien et naturaliste Mort au château en 1757.
Jacques Decap - Architecte du XXe siècle Reconstruit le château après 1943.
Abbé Angot - Historien local A décrit le château comme une « marmite renversée ».
Jean-Étienne Guettard - Naturaliste invité Étudia la botanique locale vers 1747.

Origine et histoire

Le château de la Bermondière, situé à Saint-Julien-du-Terroux (Mayenne), est une « folie » du XVIIIe siècle, typique des pavillons de plaisance construits pour la bourgeoisie. Vers 1740, Pierre de Jarosson, écuyer et secrétaire du roi, le fit reconstruire dans un style élégant, avec des angles arrondis et une façade tournée vers la rivière Mayenne. L’architecture, inspirée des modèles parisiens comme le château de Champs-sur-Marne, reflète l’influence de François Blondel.

Le domaine fut lié au physicien René-Antoine Ferchault de Réaumur, ami des Jarosson, qui y mourut en 1757. Après sa mort, un conflit successoral conduisit à la vente du château en 1763. Pendant la Révolution, il fut pillé et son chartrier brûlé. Au XXe siècle, après un incendie en 1943 causé par les Allemands, il fut reconstruit par l’architecte Jacques Decap pour Robert du Plessis d’Argentré.

La seigneurie de la Bermondière, mentionnée dès le XIVe siècle, appartint longtemps à la famille Malet avant d’être acquise par Pierre-François Jarosson. Ce dernier, procureur au Parlement de Paris, en fit une résidence estivale. La chapelle, reconstruite en 1742, fut bénie par l’évêque de Joppé. Le domaine comprenait aussi des fermes, des moulins et des marais salants, témoignant de son importance économique.

Réaumur, figure majeure des Lumières, y recevait des savants comme Jean-Étienne Guettard. Son héritage scientifique est associé au granit rouge local et à la botanique régionale. Après sa mort, le château changea plusieurs fois de mains, dont M. de Barberé en 1763. Les reconstructions successives, notamment après 1943, ont préservé son plan compact et ses singularités architecturales.

L’abbé Angot décrit le château comme une « marmite renversée » en raison de ses cheminées et angles arrondis, style rare en Mayenne mais courant près de La Rochelle, d’où était originaire l’épouse de Jarosson. Les jardins en terrasses et la promenade le long de la Mayenne soulignent son intégration paysagère. Aujourd’hui, il reste un exemple remarquable des folies du XVIIIe siècle en Pays de la Loire.

Liens externes