Mariage de Jean des Cheangeas 1574 (≈ 1574)
Union avec Jeanne Bleyniert de Queyrières.
XVIe siècle
Construction initiale
Construction initiale XVIe siècle (≈ 1650)
Maison forte édifiée avec tour de défense.
1699
Mariage de Gaspard du Fraix
Mariage de Gaspard du Fraix 1699 (≈ 1699)
Alliance avec l’héritière des Changheas.
XVIIe siècle
Propriété des Véron
Propriété des Véron XVIIe siècle (≈ 1750)
Famille noble locale en possession.
1985
Début de la restauration
Début de la restauration 1985 (≈ 1985)
Travaux sur charpente et intérieurs.
10 février 1997
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 10 février 1997 (≈ 1997)
Protection du logis et dépendances.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château, comprenant le logis en totalité, le porche d'entrée et les façades et toitures de la grange (cad. C 543) : inscription par arrêté du 10 février 1997
Personnages clés
Jean des Cheangeas - Propriétaire au XVIe siècle
Époux de Jeanne Bleyniert en 1574.
Famille de Véron - Propriétaires au XVIIe siècle
Possède aussi château du Fort.
Gaspard du Fraix de Mans - Époux de l’héritière en 1699
Dernier lien avec les Véron.
Origine et histoire
Le château des Changheas est une maison forte édifiée au XVIe siècle sur le plateau du Lignon, à Saint-Jeures en Haute-Loire. Ce type de construction, à la fois habitat et lieu de défense, se caractérise par un corps de logis rectangulaire flanqué d’une tour d’angle et d’une tour-escalier en demi-hors-œuvre. Des meurtrières et une bretèche disparue témoignent de sa vocation défensive, tandis que les aménagements intérieurs (voûtes, cheminées sculptées) reflètent son usage résidentiel.
Au XVIIe siècle, le domaine appartient à la famille de Véron, également propriétaire du château du Fort et des Croses à Saint-Jeures. En 1699, Gaspard du Fraix de Mans épouse l’héritière des Changheas, dernière descendante des Véron. Le château, transformé en exploitation agricole aux XIXe et XXe siècles, est inscrit aux Monuments Historiques en 1997. Sa restauration, entamée en 1985, a permis de préserver ses éléments architecturaux (charpente, couvertures, décors intérieurs).
Le site comprend, outre le logis, une grange-étable en moellons de granite et basalte, une cour avec fontaine-lavoir, et un jardin clos. La porte d’entrée, moulurée et datée du XVIIIe siècle, ainsi qu’une cheminée sculptée de feuillages au premier étage, comptent parmi les éléments remarquables. Aujourd’hui propriété privée, le château s’ouvre exceptionnellement lors des Journées du Patrimoine.
Les archives mentionnent le lieu dès 1021 (cartulaire de Chamalières) et 1323 (cartulaire de Tence), mais la construction actuelle date du XVIe siècle. En 1574, Jean des Cheangeas épouse Jeanne Bleyniert de Queyrières, marquant une étape clé dans l’histoire du domaine. Les violences locales au XVIIe siècle, évoquées dans les Cahiers de la Haute-Loire (2009), rappellent les tensions sociales de l’époque.
Architecturalement, le château illustre la transition entre maison forte médiévale et demeure seigneuriale de la Renaissance. Ses murs en moellons de granite, ses toitures en croupes, et ses ouvertures à meneaux (partiellement modifiées aux XVIIIe–XIXe siècles) en font un exemple représentatif du patrimoine rural auvergnat. La présence d’un écu non sculpté sur la porte souligne une volonté de prestige, typique des petites noblesse locales.
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