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Château de Vesvrotte en Côte-d'or

Côte-dor

Château de Vesvrotte

    1 Rue de la Glacière
    21310 Beire-le-Châtel
Auteur inconnuUnknown author

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Construction initiale
1311
Possession d'Haymonin de Vesvrotte
1591
Siège du marquis de Tavanne
1678
Rénovation par François Badoux
1732
Construction du colombier
1832
Acquisition par Salvaing de Boissieu
XIXe siècle
Transformations majeures
1967
Dégradations et démolitions
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Guillaume de Vergy - Seigneur de Mirebeau Seigneur relevant de la seigneurie laïque.
Haymonin de Vesvrotte - Seigneur local Tient le fief en 1311.
Marquis de Tavanne - Militaire Assiège le château en 1591.
François Badoux - Trésorier de France Rénove le château en 1678.
Louis-Édouard de Salvaing de Boissieu - Propriétaire et mécène Rebâtit la chapelle en 1842.

Origine et histoire

Le château de Vesvrotte est une ancienne maison-forte située à Beire-le-Châtel, en Côte-d’Or, dans la région Bourgogne-Franche-Comté. Son origine remonte au XIIe siècle, lorsque plusieurs seigneurs dépendant de l’abbaye Saint-Pierre de Bèze se partageaient le village. Une seigneurie laïque, relevant de Guillaume de Vergy, seigneur de Mirebeau, émerge au siècle suivant et construit une première tour, marquant les débuts de cette fortification.

Au fil des siècles, le château change de mains et subit des transformations notables. En 1311, Haymonin de Vesvrotte tient le fief de l’abbaye Saint-Bénigne. En 1591, le marquis de Tavanne assiège le château, un événement marquant de son histoire militaire. Au XVIIe siècle, François Badoux, trésorier de France, acquiert le domaine et entreprend des rénovations en 1678, ajoutant notamment un colombier en 1732 et une chapelle dans la seconde moitié du XVIIIe siècle.

Le XIXe siècle voit des modifications architecturales majeures sous l’impulsion de Louis-Édouard de Salvaing de Boissieu, qui rachète le château en 1832. Il fait rebâtir et décorer la chapelle en 1842, tandis que ses descendants transforment profondément le bâtiment principal à la fin du siècle : les fossés sont comblés, des tours rondes et des tourelles sont ajoutées, et le donjon est partiellement converti en séchoir à houblon. Au XXe siècle, le château, laissé à l’abandon, subit des dégradations, dont la démolition de sa façade sculptée et le comblement de son étang.

L’architecture du château reflète ces évolutions historiques. Le corps principal, couvert d’ardoises, est accessible par un escalier monumental et bordé d’une longue terrasse. La cour d’honneur est marquée par une tour polygonale reliant deux corps de bâtiment, tandis qu’une aile en retour d’équerre est encadrée par des tours circulaires et des tourelles. Le donjon rectangulaire, à quatre étages, conserve des traces de hourdage, et une imposante tour circulaire abrite la chapelle. Parmi les dépendances notables figurent un colombier rond et un pavillon qui semble être une ancienne orangerie.

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