Construction de l’abbatiale Fin XIIe - Début XIIIe siècle (≈ 1325)
Édifice roman tardif avant le gothique.
XVIIe siècle
Modification du tympan
Modification du tympan XVIIe siècle (≈ 1750)
Surélévation du sol de l’église.
1840
Classement monument historique
Classement monument historique 1840 (≈ 1840)
Première liste des monuments protégés.
XIXe siècle (Second Empire et IIIe République)
Restauration par Duthoit
Restauration par Duthoit XIXe siècle (Second Empire et IIIe République) (≈ 1865)
Reconstruction du chœur et bas-côté nord.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Classé MH
Personnages clés
Edmond Duthoit - Architecte restaurateur
Reconstruit chœur et bas-côté nord au XIXe.
Charlotte d’Halluin - 25e abbesse de Berteaucourt
Mausolée polychrome (1605) dans l’abbatiale.
Origine et histoire
L’abbatiale Saint-Nicolas de Berteaucourt-les-Dames, située dans le département de la Somme, fut construite entre la fin du XIIe et le début du XIIIe siècle. Elle incarne le style roman tardif, marquant la transition vers l’architecture gothique en Picardie. Son plan originel, aujourd’hui tronqué, comprenait un chœur et un transept disparus, représentant près de la moitié de l’édifice initial.
À la Révolution, l’abbatiale fut convertie en église paroissiale et partiellement détruite au début du XIXe siècle. Classée parmi les premiers monuments historiques en 1840, elle bénéficia de restaurations majeures sous le Second Empire et la IIIe République. L’architecte Edmond Duthoit y reconstruit notamment le chœur et le bas-côté nord, redonnant une partie de sa splendeur à l’édifice.
La façade occidentale, typique du roman tardif, se distingue par un portail à trois voussures orné de scènes bibliques et un tympan modifié au XVIIe siècle. Le clocher, datant du XIIIe siècle, fut remanié au XVIIIe. À l’intérieur, la nef de six travées, voûtée en berceau de bois, culmine à près de trente mètres. Les chapiteaux historiés, comme celui aux motifs orientaux, et les œuvres d’art (statues, mausolée de l’abbesse Charlotte d’Halluin) témoignent de son riche passé.
Parmi les éléments remarquables figurent la chasse de Saint Gauthier, un mausolée polychrome du XVIIe siècle, et des statues classées comme la Sainte Famille d’après Rubens. Ces vestiges, associés à l’architecture préservée, illustrent l’importance historique et artistique de l’abbatiale, malgré les destructions subies.
Les sources mentionnent des études archéologiques et historiques, notamment les travaux de François Deshoulières (1936) et les publications de la Société des Antiquaires de Picardie. Ces références soulignent l’intérêt patrimonial continu pour ce monument, symbole du roman picard et de son évolution vers le gothique.
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