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Abbaye d'Asnière à Cizay-la-Madeleine en Maine-et-Loire

Patrimoine classé
Patrimoine religieux
Abbaye
Eglise romane et gothique

Abbaye d'Asnière

    1-4 Impasse Bernard de Tiron 
    49700 Cizay-la-Madeleine
Propriété privée
Abbaye dAsnière
Abbaye dAsnière
Abbaye dAsnière
Abbaye dAsnière
Abbaye dAsnière
Abbaye dAsnière
Abbaye dAsnière
Abbaye dAsnière
Abbaye dAsnière
Abbaye dAsnière
Abbaye dAsnière
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Abbaye dAsnière
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Abbaye dAsnière
Abbaye dAsnière
Abbaye dAsnière
Abbaye dAsnière
Abbaye dAsnière
Abbaye dAsnière
Abbaye dAsnière
Crédit photo : Romain Bréget - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1114
Fondation du prieuré
1129
Érection en abbaye
1133
Construction de l'église
1569
Pillage par les huguenots
1635
Restauration partielle
1790
Vente comme bien national
1909
Classement monument historique
2014
Rachat par un particulier
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les ruines de l'ancienne abbaye : classement par arrêté du 10 février 1909

Personnages clés

Bernard de Tiron - Fondateur de l'abbaye Compagnon de Robert d'Arbrissel.
Giraud II Berlai - Seigneur de Montreuil-Bellay Donateur et protecteur de l'abbaye.
Abbé Verdier - Abbé restaurateur Rénovation partielle en 1635.
Joseph de la Selle d'Echuilly - Acquéreur révolutionnaire Acheteur en 1790 comme bien national.
Alain Suguenot - Propriétaire actuel Rachat en 2014.

Origine et histoire

L'abbaye d'Asnière, située à Cizay-la-Madeleine dans le département de Maine-et-Loire, fut fondée en 1129 par Bernard de Tiron, compagnon de Robert d'Arbrissel. À l'origine un prieuré bénédictin établi vers 1114 sur un site concédé par Giraud II Berlai, seigneur de Montreuil-Bellay, elle devint une abbaye prospère grâce aux dons de ce dernier, notamment pour la construction d'une église au style gothique angevin (ou Plantagenêt). En 1137, Giraud II indemnisa les moines de Saint-Nicolas d'Angers, qui revendiquaient des droits sur le site, consolidant ainsi son développement.

Au Moyen Âge, l'abbaye connut un déclin progressif, accentué par les guerres de Religion (1562-1569). En 1569, elle fut pillée par les huguenots : 30 moines furent massacrés, et une grande partie des bâtiments (clocher, cloître, réfectoire, dortoir) fut détruite par le feu. Partiellement restaurée en 1635 sous l'abbé Verdier, elle ne comptait plus que 6 moines en 1650, puis seulement 2 en 1746, date à laquelle elle fut rattachée au collège des jésuites de La Flèche. La Révolution française marqua un tournant : vendue comme bien national en 1790, elle fut en partie démantelée au XIXe siècle.

Au XIXe siècle, les ruines furent acquises et partiellement réhabilitées, notamment par M. Chappée et M. de la Brière en 1901, qui entreprirent des fouilles. Classée monument historique en 1909, l'abbaye changea plusieurs fois de mains : donnée au département de Maine-et-Loire en 1950, mise en vente en 2012, puis rachetée en 2014 par Alain Suguenot, tout en restant ouverte à la visite. Aujourd’hui, il subsiste des vestiges significatifs, comme le transept et le chœur de l’église (XIIe-XIIIe siècles), une chapelle abbatiale du XIVe siècle, un logis abbatial, une grange monastique, et un colombier du XVIIe siècle.

L’architecture de l’abbaye reflète ses différentes périodes de construction et de remaniement. Les bâtiments principaux, en tufeau, incluent l’église (à l’exception de la nef, détruite en 1853), le logis abbatial, l’hôtellerie, la salle capitulaire, et une grange à trois vaisseaux. Le transept sud date du troisième quart du XIIe siècle, tandis que le chœur et le transept nord, voûtés d’ogives, remontent au début du XIIIe siècle. La tour, remaniée en 1633, porte les armes de l’abbé Verdier. Malgré les destructions, ces éléments témoignent de l’importance historique et artistique du site.

L’abbaye d’Asnière illustre les bouleversements religieux, politiques et sociaux qui ont marqué la France du XIIe au XVIIIe siècle. Fondée dans un contexte de réforme monastique, elle fut un lieu de pouvoir et de sépulture pour les seigneurs de Montreuil-Bellay. Son déclin, lié aux conflits religieux et à la sécularisation, reflète les mutations de l’Église et de la société française. Aujourd’hui, son état de conservation partielle et ses restaurations successives en font un témoignage précieux du patrimoine angevin, entre héritage médiéval et transformations modernes.

Liens externes