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Abri sous roche orné de peintures préhistoriques

Abri sous roche orné de peintures préhistoriques


    77300 Fontainebleau
Propriété de l'Etat

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
2000
10 janvier 1953
Classement MH
2019-2023
Études LRMH
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Abri sous roche orné de peintures préhistoriques dans la forêt domaniale (cad. A2 11è Série) : classement par arrêté du 10 janvier 1953

Personnages clés

Alain Bénard - Chercheur (GERSAR) Auteur d’études sur l’art rupestre local.

Origine et histoire

L’abri du Long-Rocher no 2, aussi appelé Croc-Marin, est un site préhistorique orné situé dans la forêt domaniale de Fontainebleau, en Seine-et-Marne (Île-de-France). Classé aux monuments historiques par arrêté du 10 janvier 1953, il appartient à l’État français. Son accès se trouve au sud de la forêt, près de la limite communale avec Montigny-sur-Loing, dans un secteur marqué par des formations gréseuses propices aux abris sous roche.

Les peintures rupestres de cet abri s’inscrivent dans un ensemble plus large d’art pariétal identifié en forêt de Fontainebleau. Des études récentes, comme celles menées par le LRMH (Laboratoire de recherche des monuments historiques) en 2019 et 2023, ont évalué son état de conservation en vue de restaurations. Ces recherches soulignent les défis posés par les infiltrations d’eau et l’humidité, menaces récurrentes pour la préservation des motifs peints.

L’abri fait l’objet d’une attention scientifique continue, comme en témoignent les publications du Groupe d’études, de recherche et de sauvegarde de l’art rupestre (GERSAR). Parmi les références clés figurent les travaux d’Alain Bénard, qui a consacré plusieurs ouvrages à l’art rupestre de la région, dont Symboles et Mystères (2014) et L’Art rupestre en forêt domaniale de Fontainebleau (2017, 2023). Ces études replacent le site dans un contexte régional plus large, incluant d’autres abris ornés du sud de l’Île-de-France.

Sur le plan juridique, le classement de 1953 protège spécifiquement l’abri et ses peintures, le désignant comme propriété de l’État. Cette protection s’inscrit dans une volonté de sauvegarder un patrimoine préhistorique rare en Île-de-France, souvent méconnu comparé aux sites plus célèbres du sud-ouest de la France. Les rapports du LRMH (2019, 2023) insistent sur la nécessité d’interventions pour sécuriser le site et limiter les dégradations naturelles.

Bien que la datation précise des peintures ne soit pas mentionnée dans les sources, leur style et leur localisation les apparentent à l’art rupestre préhistorique typique des chaos gréseux du Bassin parisien. Ces œuvres, souvent schématiques, offrent un témoignage des occupations humaines anciennes dans une région aujourd’hui majoritairement boisée et dédiée aux loisirs. Leur étude contribue à une meilleure compréhension des pratiques artistiques et symboliques des sociétés préhistoriques locales.

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