Construction initiale XIe-XIIe siècles (≈ 1250)
Base romane et intégration à l'enceinte primitive.
XIVe siècle
Rénovation supérieure
Rénovation supérieure XIVe siècle (≈ 1450)
Étages en brique ajoutés ou modifiés.
1585
Intégration au couvent
Intégration au couvent 1585 (≈ 1585)
Devenue clocher des Dominicaines du Chapelet.
1795
Entrepôt de salpêtre
Entrepôt de salpêtre 1795 (≈ 1795)
Réutilisation post-révolutionnaire.
1950
Classement MH
Classement MH 1950 (≈ 1950)
Inscrite aux monuments historiques.
2000
Restauration moderne
Restauration moderne 2000 (≈ 2000)
Transformée en agence d’architecture.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour du Chapelet : inscription par arrêté du 20 juin 1950
Personnages clés
Philippe Lauzun - Historien local
A étudié la tour (1890, 1912).
Stéphane Thouin - Architecte
A restauré la tour en 2000.
Origine et histoire
La tour du Chapelet, située à Agen dans la rue François-Arago, est un vestige de la première enceinte urbaine, antérieure au XIIIe siècle. Sa base carrée en moyen appareil, avec des murs de 1,25 m d’épaisseur, date du XIIe siècle. La salle basse, voûtée en berceau et divisée par un plancher ultérieur, témoigne de son usage défensif initial. Les deux étages supérieurs, construits en brique, furent réaménagés au XIVe siècle, probablement après la construction d’une nouvelle enceinte.
À la fin du XVIe siècle, la tour fut intégrée au couvent des Dominicaines du Chapelet, fondé en 1585, servant alors de clocher à leur chapelle. Après la Révolution, elle connut diverses affectations : entrepôt de salpêtre en 1795, magasin de fourrages jusqu’en 1814, prison correctionnelle en 1815, puis école d’enseignement mutuel en 1818. Vendue avec le couvent en 1822, elle devint une annexe privée avant d’être rénovée en 2000 pour accueillir une agence d’architecture.
La tour illustre l’évolution architecturale et urbaine d’Agen, passant d’un rôle militaire à des usages civils et religieux. Sa partie inférieure romane contraste avec les ajouts médiévaux en brique, reflétant les adaptations successives. Classée monument historique en 1950, elle incarne aujourd’hui un patrimoine préservé, mêlant histoire médiévale et réutilisations modernes.
Les sources historiques, comme les travaux de Philippe Lauzun (1912, 1890), soulignent son importance dans l’enceinte primitive d’Agen, tandis que des études récentes (Stéphane Thouin, 2000) documentent sa restauration. Son nom provient du couvent dominicain qui l’engloba, marquant son lien avec l’histoire religieuse locale.
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