Fondation du couvent vers 1280 (≈ 1280)
Création hors les murs de Riom.
1360
Déplacement intra-muros
Déplacement intra-muros 1360 (≈ 1360)
Reconstruction après destruction des faubourgs.
1490
Tremblement de terre
Tremblement de terre 1490 (≈ 1490)
Destruction partielle de l'église.
1507
Passage aux Observants
Passage aux Observants 1507 (≈ 1507)
Changement de branche franciscaine.
1791
Suppression du couvent
Suppression du couvent 1791 (≈ 1791)
Fermeture sous la Révolution.
1812
Création de la maison centrale
Création de la maison centrale 1812 (≈ 1812)
Transformation en prison départementale.
1821
Ouverture de la prison
Ouverture de la prison 1821 (≈ 1821)
Début de son usage pénitentiaire.
1962
Première protection
Première protection 1962 (≈ 1962)
Inscription partielle aux Monuments historiques.
2016
Fermeture définitive
Fermeture définitive 2016 (≈ 2016)
Transfert vers un nouveau centre pénitentiaire.
2020
Protection intégrale
Protection intégrale 2020 (≈ 2020)
Classement complet du site.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La Maison Centrale (ancien couvent des Cordeliers) comprenant en totalité l'église, les ailes du cloître avec la cour, les galeries et les niveaux de surélévation, ainsi que le bâtiment de l'Administration, le portail d'entrée et les parties du mur d'enceinte telles que figurées sur le plan annexé à l'arrêté (cad. BY 58) : inscription par arrêté du 13 janvier 2020
Personnages clés
Pierre Rousseau - Architecte
Dirigea la transformation en prison.
Georges Couthon - Révolutionnaire
Ordonna la démolition du clocher.
Degeorge - Entrepreneur (devis 1832)
Travaux d'agrandissement pénitentiaire.
Origine et histoire
Le monastère des Cordeliers fut fondé vers 1280 à Riom, d'abord en périphérie, puis déplacé intra-muros en 1360 après la destruction des faubourgs. Il comprenait une église gothique à nef unique, partiellement détruite par un tremblement de terre en 1490 et restaurée en 1500. Les moines, passés des Conventuels aux Observants en 1507, assuraient la prédication, ce qui créa des tensions avec le clergé local. Le couvent fut supprimé en 1791, et son clocher démoli en 1794 sur ordre de Couthon.
Sous le Consulat, le site fut transformé en maison centrale de détention pour huit départements, officiellement créée en 1812 et ouverte en 1821. L'architecte Pierre Rousseau supervisa les travaux, adaptant les bâtiments conventuels et ajoutant des ailes symétriques et un bâtiment administratif monumental. L'église fut divisée en trois niveaux, et les galeries du cloître surélevées. La prison, active jusqu'en 2016, abritait des résistants pendant la Seconde Guerre mondiale.
Classée partiellement en 1962 puis intégralement en 2020, la maison centrale illustre l'architecture carcérale néo-classique. Après sa fermeture, la municipalité envisagea sa reconversion en quartier urbain, mais des collectifs s'opposèrent à la destruction des bâtiments non protégés. Le site, marqué par son histoire religieuse et pénitentiaire, reste un témoignage architectural majeur de Riom.
Les éléments protégés incluent l'église, le cloître, les galeries, le bâtiment de l'Administration et le portail d'entrée. Le projet de revitalisation, gelé par le préfet, soulève des débats sur la préservation de ce patrimoine historique, symbole des transformations urbaines et sociales de la ville depuis le Moyen Âge.
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