Acquisition par les Jésuites 1654 (≈ 1654)
Terrain acheté pour un couvent.
1703
Destruction du couvent
Destruction du couvent 1703 (≈ 1703)
Attaque anglaise sur Basse-Terre.
1764
Expulsion des Jésuites
Expulsion des Jésuites 1764 (≈ 1764)
Site attribué à l’artillerie.
1831-1836
Reconstruction de l’arsenal
Reconstruction de l’arsenal 1831-1836 (≈ 1834)
Bâtiments militaires édifiés.
1907
Désaffectation militaire
Désaffectation militaire 1907 (≈ 1907)
Fin de l’usage par l’armée.
12 avril 2007
Classement monument historique
Classement monument historique 12 avril 2007 (≈ 2007)
Protection officielle du site.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'ancienne caserne d'artillerie dite l'Arsenal, comprenant les sols des parcelles, les façades et toitures des bâtiments, les murs d'enceinte et de soutènement, le portail, les terrasses, l'escalier double du jardin et le système de canalisation de l'eau (cad. AI 219, 221 à 223, 225, 226, 249 à 256, 444, 445, 163, 464) : classement par arrêté du 12 avril 2007
Personnages clés
Gouverneur Nolivos - Autorité coloniale
Attribue le site à l’artillerie (1765).
Origine et histoire
L’Arsenal de Basse-Terre trouve ses origines en 1654, lorsque les Jésuites acquièrent un terrain pour y construire un couvent, détruit en 1703 lors d’une attaque anglaise. Reconstruit au début du XVIIIe siècle, le site est confisqué en 1764 après l’expulsion des Jésuites de Guadeloupe, puis attribué à l’artillerie par le gouverneur Nolivos. Les bâtiments existants sont réaménagés pour loger officiers, soldats et ateliers, tandis que de nouvelles constructions (magasins, casernes en bois) sont érigées sur deux terrasses distinctes.
Au XIXe siècle, l’Arsenal subit plusieurs transformations majeures : reconstructions après les cyclones de 1821 et 1825, agrandissement des magasins, et édification entre 1832 et 1836 d’un arsenal en U autour d’une cour centrale. La façade principale, longue de 40 mètres, est percée de 19 baies et bordée d’arcades. Le site inclut aussi des dépendances comme une cantine, un lavoir, et des cuisines. Désaffecté en 1907, il est vendu aux enchères en 1912 et converti en habitations privées, conservant malgré tout son architecture d’origine.
Classé monument historique en 2007, l’Arsenal témoigne de son passé militaire par ses bâtiments en pierre de taille et ses galeries en bois (partiellement remplacées par du béton). Le logement du directeur, inspiré de l’ancienne résidence des Jésuites, domine un jardin en terrasse accessible par un escalier en fer à cheval. Les vestiges des canaux et bassins de décantation rappellent le système hydraulique historique, tandis que la plaque « 1837/ARTILLERIE DE MARINE » scellée au-dessus de la porte principale atteste de sa vocation militaire.
L’ensemble architectural reflète les adaptations successives du site : du couvent jésuite du XVIIIe siècle à la caserne d’artillerie, puis à sa reconversion résidentielle. Les destructions partielles (incendie de 1975, effondrement du mur de soutènement) n’ont pas altéré son plan d’origine, préservé lors des rénovations. Proche du Fort Delgrès et de l’église Notre-Dame-du-Mont-Carmel, l’Arsenal s’inscrit dans un quartier historique marqué par les conflits coloniaux et les aléas climatiques.
Les bâtiments actuels, bien que transformés en logements, conservent des éléments caractéristiques comme les arcades en plein-cintre, les toits à croupes, et les galeries extérieures. La caserne des canonniers, avec son étage de soubassement abritant autrefois un magasin à affûts, illustre l’organisation hiérarchique militaire. Les cuisines, écuries et latrines d’origine ont en revanche disparu, tandis que les terrasses et murs de soutènement subsistent, délimitant les anciennes zones fonctionnelles (direction d’artillerie, quartier des soldats).
Avis
Veuillez vous connecter pour poster un avis