Réactivation de la forge vers 1640 (≈ 1640)
Relance par la famille Pinet des Écots.
1815
Production de fer blanc
Production de fer blanc 1815 (≈ 1815)
Spécialisation après la Révolution.
1840
Construction maison de maître
Construction maison de maître 1840 (≈ 1840)
Style Louis-Philippe cossu.
XVIIIe siècle
Expérimentations industrielles
Expérimentations industrielles XVIIIe siècle (≈ 1850)
Site test pour Badaud de la Chaussade.
1856
Déclin de l'activité
Déclin de l'activité 1856 (≈ 1856)
30 ouvriers restants.
1878
Fermeture définitive
Fermeture définitive 1878 (≈ 1878)
Fin de la production.
1990 et 2008
Classements Monuments Historiques
Classements Monuments Historiques 1990 et 2008 (≈ 2008)
Protection des bâtiments et du parc.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et toitures de la halle de la forge et de son bâtiment annexe, du logement des ouvriers ; le pont-dormant ; tous les murs du bief ; le portail d'entrée (cad. C 66) : inscription par arrêté du 14 mars 1990 - Les façades et toitures (structures porteuses) de la maison de maître et le parc de Forgeneuve (cad. ZB 10, 12, 13, 38, 39, 51) : inscription par arrêté du 16 mai 2008
Personnages clés
Famille Pinet des Écots - Propriétaires-relanceurs
Réactive la forge vers 1640.
Badaud de la Chaussade - Ingénieur et industriel
Expérimente sur le site avant Guérigny.
Origine et histoire
Les forges de Forgeneuve, implantées à Coulanges-lès-Nevers dans la Nièvre, sont un exemple rare de forge moyenne antérieure à l’ère industrielle. Leur activité, attestée dès le XVe siècle, est relancée vers 1640 par la famille Pinet des Écots. Le site devient ensuite un terrain d’expérimentation pour Badaud de la Chaussade, fondateur des forges royales de Guérigny destinées à la marine. Après la Révolution, la production se spécialise dans les lames d’acier, puis le fer blanc à partir de 1815, avant de décliner progressivement jusqu’à la fermeture définitive en 1878.
Les bâtiments, inchangés depuis le XVIIIe siècle, illustrent les techniques métallurgiques traditionnelles, avec un réseau hydraulique alimenté par la Nièvre. La maison de maître, construite en 1840 sous Louis-Philippe, reflète l’opulence de l’époque, tandis que le parc, dessiné vers 1845, intègre les vestiges industriels dans un cadre paysager. Le site, partiellement restauré à la fin du XXe siècle, est protégé par deux arrêtés (1990 et 2008) pour ses façades, toitures, et éléments hydrauliques.
Le jardin de Forgeneuve, classé « Jardin Remarquable », associe patrimoine industriel et horticole. Les allées circulaires, centrées sur la maison de maître, mettent en valeur les bâtiments historiques et le bief. Ce site, à la fois technique et esthétique, témoigne de l’évolution des forges avant la révolution industrielle, tout en offrant un exemple préservé d’intégration entre production métallurgique et aménagement paysager.
L’abandon progressif au XIXe siècle, marqué par la réduction de la main-d’œuvre (30 ouvriers en 1856), s’explique par la concurrence des usines modernes. La fermeture en 1878 scelle la fin d’une activité séculaire, mais la conservation ultérieure des structures permet aujourd’hui d’étudier ce patrimoine. Les inscriptions aux Monuments Historiques soulignent sa valeur architecturale et technique, tandis que le parc reste un lieu de visite emblématique de la Nièvre.