Construction initiale IXe siècle (≈ 950)
Première attestation des remparts et défense contre les Northmens.
XIIIe siècle
Développement des remparts
Développement des remparts XIIIe siècle (≈ 1350)
Extension et renforcement de l'enceinte fortifiée.
1595
Construction de la citadelle
Construction de la citadelle 1595 (≈ 1595)
Antoine Estienne fait construire la citadelle.
Milieu du XVIIe siècle
Entretien des remparts
Entretien des remparts Milieu du XVIIe siècle (≈ 1750)
Dernières réparations majeures des remparts.
XVIIIe siècle
Aménagement des promenades
Aménagement des promenades XVIIIe siècle (≈ 1850)
Comblement des fossés pour créer des promenades.
XIXe siècle
Restauration des remparts
Restauration des remparts XIXe siècle (≈ 1865)
Restauration dans le cadre d'une ceinture fortifiée.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Remparts (anciens) : inscription par arrêté du 13 juin 1927
Personnages clés
Antoine Estienne
Constructeur de la citadelle en 1595.
Origine et histoire
L'enceinte fortifiée de Laon protégeait la ville haute et ses remparts sont attestés dès le IXe siècle, avec un développement jusqu'au XIIIe siècle. À l'origine, l'enceinte, qui repoussa les northmens en 882, couvrait la partie orientale du plateau dite la « cité » et s'étendit ensuite vers l'ouest dans le « bourg ». Elle comprenait des fossés secs, des courtines renforcées par des contreforts et des tours tant circulaires que carrées. Quatre portes principales étaient équipées de herse, d'assommoir et de vantaux. Parmi les accès figuraient le beffroi communal, la tour de Louis d'Outremer — aujourd'hui disparue — et la porte Lupsault. Le rempart fut entretenu et réparé à plusieurs reprises jusqu'au milieu du XVIIe siècle ; il mesurait alors 7 750 pas de long. En 1595, Antoine Estienne fit construire la citadelle ; au XVIIIe siècle, les fossés furent comblés pour aménager les promenades Saint-Jean (1758), Saint-Just (1761) et Saint-Gemain (1763). Au XIXe siècle, une nouvelle restauration intervint dans le cadre de la création d'une ceinture fortifiée contre les invasions de l'est. Des dix-huit portes d'origine, seules trois subsistent ; une dizaine de tours, sur une quarantaine, demeurent encore, sans aménagement intérieur. Parmi les vestiges visibles se trouvent la porte de la citadelle donnant sur la ville, la porte Chenizelles, la tour penchée, la porte d'Ardon, un pan de mur devant le palais épiscopal, une tour à meurtrières derrière l'abbaye Saint-Vincent et l'abreuvoir de la reine. Ces éléments constituent l'enceinte fortifiée de Laon, dans l'Aisne.