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Château-vieux d'Andouque dans le Tarn

Tarn

Château-vieux d'Andouque


    81350 Crespin

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1000
1100
1200
1300
1400
1500
2000
an mil (1000)
Première mention écrite
XIe siècle
Construction possible de la tour
début XIVe siècle
Vente partielle du château
1489
Enquête sur le droit de pesade
début XXe siècle
Création de la commune de Crespin
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Aton III - Vicomte d'Albi Premier propriétaire mentionné en 1000.
Pierre d'Andouque - Moine puis évêque de Pampelune Membre de la famille d'Andouque.
Sicard III de Lescure - Propriétaire partiel au XIVe siècle Vend une partie à Bonnecombe.
Alexandre Du Mège - Historien du XIXe siècle A écrit un mémoire sur le château.

Origine et histoire

Le château-vieux d'Andouque, situé sur la commune de Crespin dans le Tarn, est un donjon médiéval aujourd’hui en ruines. Mentionné dès l’an mil dans un acte de don du vicomte d’Albi Aton III à la collégiale Saint-Salvi, il appartenait probablement à cette famille noble. Certains historiens suggèrent que sa tour pourrait dater du XIe siècle, bien que sa construction exacte reste incertaine.

La famille d’Andouque, originaire du village voisin, semble avoir possédé l’édifice. Parmi ses membres, Pierre d’Andouque, moine à Conques puis évêque de Pampelune en Espagne, est l’une des figures notables associées au château. Au XIVe siècle, une partie du château est vendue par Sicard III de Lescure à l’abbaye de Bonnecombe pour financer son mode de vie luxueux.

En 1489, le château, alors propriété du roi de France, est mentionné dans une enquête sur le droit de pesade. Il servait à défendre le village d’Andouque, dépendant de Cordes, et était géré par un châtelain nommé par les consuls locaux. Ce dernier était rémunéré par les habitants, en argent ou en blé, à hauteur de 12 à 15 livres de rentes annuelles. L’historien Alexandre Du Mège a consacré un mémoire à ce monument au XIXe siècle.

Architecturalement, le château-vieux d’Andouque se résume aujourd’hui à une ruine de donjon rectangulaire en pierre, haute de 7 à 12 mètres selon les vestiges. Il était autrefois accompagné d’une chapelle castrale dédiée à Saint-Michel, entretenue grâce aux revenus des censives. Le site, construit sur un promontoire, surplombe un méandre du ruisseau de l’Andouquette, offrant une position stratégique.

Avec la création de la commune de Crespin au début du XXe siècle, le château a cessé de dépendre du village d’Andouque, marquant la fin de son lien administratif direct avec ce dernier. Les ruines actuelles témoignent de son importance historique, bien que son rôle défensif et résidentiel ait disparu depuis longtemps.

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