Découverte par de Robien Vers 1750 (≈ 1750)
Première identification de l’aqueduc.
XIXe siècle
Étude par de Closmadeuc
Étude par de Closmadeuc XIXe siècle (≈ 1865)
Analyse approfondie des vestiges.
16 avril 2002
Protection des vestiges
Protection des vestiges 16 avril 2002 (≈ 2002)
Inscription aux Monuments Historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les vestiges de l'aqueduc en totalité, soit les quinze piles et la rampe maçonnée, plus le terrain (sol et sous-sol) limité par un rectangle de la longueur de l'ouvrage encore visible, soit 106 mètres, et s'étendant en largeur jusqu'à deux mètres de part et d'autre des piles de l'ouvrage (cad. C 589) : inscription par arrêté du 16 avril 2002
Personnages clés
De Robien - Découvreur
Identifie l’aqueduc vers 1750.
De Closmadeuc - Chercheur
Étudie l’aqueduc au XIXe siècle.
Origine et histoire
L’aqueduc gallo-romain de Rosnarho à Crac’h, découvert vers 1750 par de Robien, est un ouvrage majeur de l’Antiquité en Armorique. Ses ruines, composées d’un alignement de piles maçonnées descendant vers la rivière d’Auray, formaient à l’origine un pont-aqueduc de 440 mètres de long. L’objectif principal de cette construction était d’alimenter en eau l’agglomération antique de Locmariaquer, située à proximité. L’ouvrage principal comptait onze arches reposant sur douze piles installées dans le lit de la rivière, aujourd’hui en grande partie détruites pour élargir le chenal.
En aval, le pont s’étendait sur environ 160 mètres avant que la conduite ne s’enfonce dans le sol. Parmi les 25 arches initiales, espacées de 2,50 mètres, quinze subsistent encore, avec des hauteurs variant entre 0,80 et 1,60 mètre. La rampe marquant l’extrémité ouest de l’ouvrage est également conservée. Depuis le XVIIIe siècle, les vestiges ont subi une dégradation progressive, atteignant aujourd’hui un état de délabrement avancé. Cet aqueduc constitue le seul exemple connu de pont-aqueduc gallo-romain en Armorique, soulignant son importance historique et archéologique.
L’aqueduc a fait l’objet d’études approfondies au XIXe siècle par de Closmadeuc, après sa découverte initiale par de Robien. En 2002, les vestiges restants, incluant les quinze piles et la rampe maçonnée, ainsi que le terrain environnant, ont été protégés par un arrêté d’inscription au titre des Monuments Historiques. La localisation de l’ouvrage, bien que partiellement préservée, est estimée comme ayant une précision médiocre (niveau 5 sur 10), selon les données disponibles.