Acte de fondation de la chapelle 1680 (≈ 1680)
Julien Gineste signe l’acte notarié après son vœu.
1682
Construction de la première chapelle
Construction de la première chapelle 1682 (≈ 1682)
Édifiée sur le lieu du miracle, bénie le 8 septembre.
1783
Début de la seconde chapelle
Début de la seconde chapelle 1783 (≈ 1783)
Lancée par le chapelain Jean-Pierre Richard.
1829-1835
Construction de l’église actuelle
Construction de l’église actuelle 1829-1835 (≈ 1832)
Initiée par Richard, poursuivie par l’abbé Boisson.
1855
Consécration de l’église
Consécration de l’église 1855 (≈ 1855)
Célébrée par Eugène de Mazenod, fondateur des Oblats.
14 août 1930
Élévation au rang de basilique
Élévation au rang de basilique 14 août 1930 (≈ 1930)
Reconnaissance officielle par l’Église catholique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Julien Gineste - Fondateur de la chapelle
Auteur du vœu en 1680 après deux miracles.
Jean-Pierre Richard - Premier chapelain titulaire
Lance la construction de l’église en 1783.
Eugène de Mazenod - Évêque de Marseille et fondateur des Oblats
Consacre l’église en 1855, canonisé depuis.
Abbé Deschanels - Dernier chapelain avant les Oblats
Transmet le sanctuaire aux Missionnaires en 1846.
Joseph-Michel-Frédéric Bonnet - Évêque de Viviers (1877-1906)
Organise la couronne de la Vierge en 1880.
Origine et histoire
La basilique Notre-Dame-de-Bon-Secours de Lablachère trouve son origine dans un vœu miraculeux formulé au XVIIe siècle. En 1680, Julien Gineste, sieur de Lisle, échappe à deux accidents de cheval au même endroit, La Raze, un lieu désert et boisé près de Lablachère. En remerciement, il érige en 1682 une chapelle dédiée à Notre-Dame de Bon Secours, abritant une statue de la Vierge rapportée de Paris. L’acte de fondation, signé devant notaire, marque le début d’un pèlerinage local qui s’amplifie avec les récits de miracles.
Au XVIIIe siècle, la chapelle, devenue trop exiguë, est remplacée par une église à trois nefs construite à partir de 1783 sous l’impulsion du chapelain Jean-Pierre Richard. Malgré les persécutions révolutionnaires, Richard poursuit son œuvre, défrichant les terres alentour pour y établir un hameau. À sa mort en 1830, l’abbé Boisson puis l’abbé Deschanels prennent le relais, mais c’est l’arrivée des Missionnaires Oblats de Marie-Immaculée en 1846 qui transforme le site. Ils achèvent l’église, érigent un clocher surmonté d’une statue de la Vierge, et développent le pèlerinage, attirant jusqu’à 60 000 fidèles annuels.
Le XIXe siècle est marqué par des tensions politiques autour du sanctuaire. En 1880, l’expulsion des Oblats par les autorités républicaines provoque une résistance populaire massive, symbolisant l’attachement local au lieu. Malgré les lois anticléricales de 1903, qui entraînent une nouvelle expulsion, le pèlerinage persiste clandestinement. L’église est finalement consacrée en 1855 par Eugène de Mazenod, fondateur des Oblats, puis élevée au rang de basilique mineure le 14 août 1930. Son rayonnement spirituel s’étend avec la création d’une maison diocésaine en 1939, dédiée à l’accueil des pèlerins et aux retraites.
L’histoire de la basilique est aussi celle de sa statue miraculeuse, classée monument historique en 1983. Sculptée en bois au XVIIe siècle, elle représente la Vierge couronnée tenant un sceptre, objet de dévotion centrale. Les ex-voto couvrant les piliers témoignent des grâces attribuées à son intercession. Le site, aujourd’hui animé par le diocèse de Viviers, reste un haut lieu de spiritualité mariale, mêlant patrimoine religieux, résistance communautaire et paysage ardéchois emblématique.
Architecturalement, la basilique allie néogothique et symbolisme marial. Le maître-autel, éclairé par une lumière zénithale, domine une nef ornée de fresques illustrant les mystères de la vie de Marie et du Christ. Le déambulatoire mène à la chapelle de la Vierge, où la statue originale trône depuis 1680. À l’extérieur, le clocher offre une vue sur les Cévennes, rappelant les origines sauvages du lieu, autrefois couvert de chênes et de rochers calcaires.
Le hameau de Notre-Dame-de-Bon-Secours, né autour de la chapelle, incarne la symbiose entre foi et territoire. Les sœurs de Saint-Joseph, présentes depuis 1845, y ont développé des œuvres éducatives et d’accueil, tandis que les Oblats en ont fait un carrefour de pèlerinages régionaux. Aujourd’hui, la basilique et sa maison diocésaine perpétuent cette tradition, proposant retraites, formations et rencontres œuméniques, dans un esprit d’ouverture hérité de son histoire mouvementée.
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