Construction initiale 1834-1840 (≈ 1837)
Réalisation des cales par Urbain Maguès.
1841
Construction du hangar couvert
Construction du hangar couvert 1841 (≈ 1841)
Cale de 30 m pour travailler toute l’année.
Seconde moitié du XIXe siècle
Bassin couvert transformé
Bassin couvert transformé Seconde moitié du XIXe siècle (≈ 1975)
Devenu cale sèche contre le canal.
1989
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 1989 (≈ 1989)
Protection du bassin et de ses hangars.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Bassin du radoub, comprenant le hangar couvert de 1843, la gare couverte de 1855 et le bassin lui-même (cad. AD 598) : inscription par arrêté du 8 août 1989
Personnages clés
Urbain Maguès - Maître d'œuvre
Concepteur des cales entre 1834 et 1840.
Origine et histoire
Le bassin de radoub de Toulouse, édifié entre 1834 et 1840 par Urbain Maguès, était initialement destiné à la réparation des bateaux du canal du Midi. À l'origine, les ateliers étaient installés près des ports Saint-Etienne et Saint-Sauveur, mais leur activité perturbait le trafic fluvial. Pour désengorger la zone, quatre cales et des ateliers furent construits en haut de l’allée des Demoiselles, permettant ainsi de centraliser les réparations et la fabrication du matériel nécessaire à l’entretien du canal.
En 1841, une cale couverte de 30 mètres de long, typique de l’architecture toulousaine, fut ajoutée pour permettre le travail toute l’année, malgré les intempéries. Ce hangar, à charpente en arbalétriers courbes, était initialement couvert de zinc avant d’être recouvert de tuiles. Le site, organisé autour d’un bassin central relié au canal par un pont roulant, comprenait aussi des logements pour les maîtres constructeurs, des ateliers et des magasins disposés de part et d’autre du portail.
Sur les quatre cales d’origine, trois subsistent aujourd’hui, dont une recreusée au XXe siècle. Bien que généralement fermé au public, le bassin de radoub reste un symbole de l’activité fluviale toulousaine et un témoignage unique du patrimoine industriel lié au canal du Midi, de Sète à Bordeaux. Il est classé Monument Historique depuis 1989, protégeant ainsi son hangar couvert de 1843, sa gare couverte de 1855 et le bassin lui-même.
Le site était géré à l’origine par deux constructeurs, dont les logements et ateliers étaient intégrés à l’ensemble architectural. Les batardeaux flottants, remplacés plus tard par des bateaux-portes, permettaient de contrôler l’entrée d’eau dans les cales. Aujourd’hui, les Voies navigables de France y fabriquent encore le matériel d’entretien du canal, perpétuant ainsi une tradition séculaire.
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