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Maison 3 Rue des Gobelins - Paris 13ème à Paris 1er dans Paris 13ème

Patrimoine classé
Maison classée MH

Maison 3 Rue des Gobelins - Paris 13ème

    3 Rue des Gobelins
    75013 Paris 13e Arrondissement
Propriété privée
Maison 3 Rue des Gobelins - Paris 13ème
Maison 3 Rue des Gobelins - Paris 13ème
Maison 3 Rue des Gobelins - Paris 13ème
Maison 3 Rue des Gobelins - Paris 13ème
Maison 3 Rue des Gobelins - Paris 13ème
Maison 3 Rue des Gobelins - Paris 13ème
Maison 3 Rue des Gobelins - Paris 13ème
Maison 3 Rue des Gobelins - Paris 13ème
Maison 3 Rue des Gobelins - Paris 13ème
Maison 3 Rue des Gobelins - Paris 13ème
Crédit photo : VVVCFFrance - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1443
Installation de Jehan Gobelin
5 août 1523
Partage de la propriété
1646
Vente hors de la famille Gobelin
1670
Achat par les Mascrani
1686
Acquisition par Jean Glucq
19 octobre 1928
Classement de la rampe
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

La rampe d'escalier du XVIIe siècle en bois : inscription par arrêté du 19 octobre 1928

Personnages clés

Jehan Gobelin - Fondateur de la teinturerie Installa l’atelier en 1443 sur la Bièvre.
Jean Glucq - Teinturier et propriétaire Acheta la maison en 1686 après location.
Jean Jullienne - Industriel et collectionneur Dirigea la manufacture jusqu’en 1766.
Louis et Paul-André Mascrani - Banquiers et propriétaires Achetèrent l’hôtel en 1670 avant revente.
Jean-Baptiste-François de Montullé - Successeur de Jullienne Provoqua le déclin de la manufacture.

Origine et histoire

L’hôtel Mascrany, aussi appelé « maison d’en haut » ou « grande maison des Gobelins », fut construit au XVIIe siècle dans le quartier Croulebarbe (actuel 13e arrondissement de Paris). À l’origine, ce bâtiment abritait des appartements bourgeois, des ateliers et des logements ouvriers liés à la teinture. La propriété appartenait initialement à la famille Gobelin, teinturiers ayant donné leur nom à la manufacture et au quartier. La rampe de son escalier en bois, datant du XVIIe siècle, est classée monument historique depuis 1928.

L’ensemble s’étendait autrefois de la rue Mouffetard (actuelle avenue des Gobelins) jusqu’à la Bièvre (rue Berbier-du-Mets), incluant des dépendances comme le « château de la Reine Blanche ». En 1443, Jehan Gobelin s’installa sur ces terres pour y développer une teinturerie. La propriété fut divisée en 1523 entre ses héritiers : Jean Gobelin conserva la partie basse (château de la Reine Blanche), tandis que François obtint la « maison d’en haut », correspondant à l’actuel 3 bis rue des Gobelins. Un acte de 1580 décrit déjà ce bien comme une « grande maison » avec cours, ateliers et quais.

En 1646, la maison quitta le patrimoine des Gobelin. Elle fut achetée en 1670 par les banquiers Louis et Paul-André Mascrani, puis louée en 1684 au teinturier hollandais Jean Glucq, qui l’acquit en 1686. Jean Jullienne y réunit en 1721 les ateliers de ses oncles (Glucq et François Jullienne) et y vécut jusqu’à sa mort en 1766. Sous sa direction, la manufacture de teinture et draperie devint célèbre, mais son successeur, Jean-Baptiste-François de Montullé, en provoqua le déclin à partir de 1764. L’établissement périclita au début du XIXe siècle.

L’architecture actuelle, bien que remaniée, conserve des éléments du XVe siècle, comme des poutres et arcs ogivaux. Le corps principal, restauré entre 1686 et 1733, abritait autrefois la collection de Jean de Jullienne. La galerie à huit colonnes doriques (années 1730) et un étage postérieur subsistent dans la deuxième cour, accessible par un porche. Les ateliers et logements ouvriers, autrefois plus étendus vers la rue Gustave-Geoffroy (percée en 1906), ont en partie disparu.

Au XIXe siècle, la propriété fut démembrée, notamment lors du percement de la rue Gustave-Geoffroy en 1906. Aujourd’hui, la maison historique, invisible depuis la rue, est ceinturée par un immeuble en briques du début du XXe siècle. Elle abrite des appartements privés, tandis qu’une église évangélique occupe le fond du jardin attenant. Les carrières voûtées sous les bâtiments témoignent des fondations anciennes.

Liens externes