Projet de défense de Toulon 1763-1764 (≈ 1764)
Plan incluant deux redoutes sur le Faron.
1766
Construction du cantonnement
Construction du cantonnement 1766 (≈ 1766)
Réalisé par Louis d’Aguillon avec impluvium.
1767
Transformation en caserne retranchée
Transformation en caserne retranchée 1767 (≈ 1767)
Enceinte et fossé ajoutés, intégration défensive.
22 septembre 2015
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 22 septembre 2015 (≈ 2015)
Protection totale du site et de ses abords.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La caserne retranchée du Faron, en totalité, y compris le fossé qui l'entoure sur les trois côtés ouest, nord et est et la rampe d'accès ouest, située colline du Faron (cad. AB 49) : inscription par arrêté du 22 septembre 2015
Personnages clés
Louis d'Aguillon - Sous-brigadier et ingénieur militaire
Conçoit et réalise la caserne en 1766.
Origine et histoire
La caserne retranchée du Faron a été conçue dans le cadre d’un projet global de défense de Toulon entre 1763 et 1764. Ce plan prévoyait initialement la construction de deux redoutes dans la partie est de la montagne du Faron : l’une à la Croix Faron, l’autre à l’emplacement du futur fort Faron. L’éloignement du chantier par rapport à la ville a nécessité la création d’un cantonnement provisoire, équipé d’un système de récupération d’eau (impluvium) pour subvenir aux besoins des ouvriers.
Réalisé en 1766 par le sous-brigadier Louis d’Aguillon, ce cantonnement fut rapidement transformé en un élément permanent du dispositif défensif. Dès 1767, il fut entouré d’une enceinte et d’un fossé, devenant ainsi une caserne retranchée à part entière. Ce bâtiment, incluant son fossé et sa rampe d’accès ouest, a été inscrit aux monuments historiques par arrêté du 22 septembre 2015, reconnaissant son rôle dans l’histoire militaire de Toulon.
La caserne illustre l’adaptation des infrastructures militaires aux contraintes géographiques et logistiques du XVIIIe siècle. Son intégration au système défensif reflète l’importance stratégique de Toulon, port majeur de la Méditerranée française, et les innovations en matière de fortification sous l’Ancien Régime. Aujourd’hui, elle reste un témoignage tangible de cette époque, propriété de la commune et partiellement accessible au public.