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Château de la Brunetterie dans les Yvelines

Yvelines

Château de la Brunetterie

    1 Rue de Colombet
    78630 Orgeval

Frise chronologique

Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1860
Construction de l'orangerie
1870
Cachette pendant la guerre franco-prussienne
1881-1884
Construction du manoir
1940
Stock d'armes clandestin
1991
Rachat par la municipalité
2017
Destruction du château
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Amélie-Louise Gruter - Commanditaire du manoir Veuve d’Henri Sainton, propriétaire en 1881.
Édouard André - Paysagiste du parc Conçut les jardins à l’anglaise en 1884.
Jacques-Charles Gruter - Ancien propriétaire (famille) Notaire à Paris, lié au domaine dès 1836.

Origine et histoire

Le château de la Brunetterie était un manoir construit entre 1881 et 1884 pour Amélie-Louise Gruter, veuve d’Henri Sainton, sur les ruines d’un ancien château familial du XVIIIe siècle. Situé à Orgeval (Yvelines), il occupait le sommet d’une butte dominant le village. Le domaine comprenait une orangerie édifiée en 1860 et un parc de 5 hectares conçu par le paysagiste Édouard André, mêlant jardins à l’anglaise, fabriques et pièces d’eau.

Pendant la guerre franco-prussienne de 1870, le château servit de cachette pour une bonbonne de kirsch, retrouvée en 1930. En 1940, il abritait un stock d’armes clandestin. Acquis en 1991 par la municipalité pour 700 000 francs, le château, laissé à l’abandon, fut détruit en 2017 pour laisser place à un kiosque et un parking. Seul le logement du gardien, transformé en école de musique, subsista.

Architecturalement, le manoir se distinguait par son corps de logis couvert de toitures d’ardoise, son soubassement en pierre meulière ocre et jaune, et ses façades bichromes en moellon et enduit rouge. Une terrasse ouest, ornée d’un auvent en ferronnerie aux motifs de volutes et de têtes de chiens, complétait l’ensemble. Le parc, aujourd’hui réduit à une prairie, a perdu ses aménagements d’origine.

Le domaine passa entre les mains de la famille Foisil avant son rachat par la commune. Son histoire reflète les transformations d’un patrimoine privé en espace public, marqué par des épisodes de guerre, d’abandon et de reconversion partielle.

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